‹ Histoire générale de la Champagne et de la Brie depuis les temps les plus reculés jusqu'à la division de la province en départementsChapitre 129 sur 232 · ri · texte numérisé non relu

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La même année 1777, dans la subdclcijalion de Rocroi/, on complail sur 1,172 hommes appelés au tirage, et dont 17 seulement devaient faire partie du bataillon de Rethel-Mazarin (régiment de Chfdons),

112 exempts par privilège,

113 — pour défaul de taille, 67 — — inlirmilé,

8 réfrachiires.

Au (olal : iJOO honuiics.

Quelle différence entre ce chiffre et cehn. par exenqde. des exempts de

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à servir pendant dix ans. S'ils ne luyaient, il se mariaient prématurément, ou, six mois avant le tirage, endossaient la livré(! de quelque noble ou prrtre. Il ne sull'isait pas d'ailleurs d'avoir tiré une lois au sort pour être dispensé de la milice : tant qu'on avait eu le sort favorable, et qu'on se trouvait dans les conditions requises, on devait |)articiper à tous les tirages jusqu'à l'âge de quarante ans, et jusque-là le fatal billet noir'^ demeurait aux yeux du miliciable comme une perpétuelle menace.

A tout prendre, cependant, le service de la milice n'a rien (pii justifie les appréhensions dont il est l'objet. Si la durée de ce service a été successivement portée de deux ans à quatre ans et à six ans" , le milicien, en temps de paix, demeure dans ses foyers, sans être assujéti à aucune autre obligation que celle de se rendre à une revue annuelle passée par l'intendant ou le subdélégué, et d'assez courte durée ^ pour ne nuire en rien aux travaux de l'agriculture. En temps de guerre, il est surtout chargé de la garde des places frontières '* .

Les compensations ne lui manquent pas, et en attendant que, son service accompli, il devienne un des privilégiés de la société, sa malechance reçoit tout d'abord de la libéralité des miliciables de la paroisse un sérieux adoucissement. C'était un usage que les hommes destinés au tirage se cotisassent, avant l'opération, en faveur de celui d'entre eux que le sort allait désigner pour la milice. Ils le faisaient si largement que le gouvernement, après être intervenu pour limiter à 30 francs par milicien ^ cette contribution volon-

la subdélégation de Vitry (809) qui avait à peu près le même nombre d'appelés! — On trouve, en 1782, un nommé Mercier, de Rethel, refuse pour être roux et laid de figure ; même motif pour le nommé Roux. [Arch. dèp. des Ardennes, C 216 et 222.)

' Le billet sur lequel était inscrit le mot milicien. 11 y en avait autant que d'hommes demandés à la circonscription paroissiale. Les autres étaient blancs.

^ Elle ne fut définitivement fixée à six ans qu'en 1705.

^ 25 jours environ.

■'* Ainsi voyons-nous, le 7 février 1756, le bataillon de Chàlons aller tenir garnison à Monfmédy.

' Ordonnance du 25 janvier 1729.

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