‹ Histoire générale de la Champagne et de la Brie depuis les temps les plus reculés jusqu'à la division de la province en départementsChapitre 13 sur 232 · DEVOUEMENT DE VLXCENT. — RETRAITE DE MAZARIN · texte numérisé non relu

DEVOUEMENT DE VLXCENT. — RETRAITE DE MAZARIN

Mais le désordre était trop profond pour céder à des menaces que le gouvernement devenait de plus en plus impuissant à exécuter. La victoire de Sompy, loin de fortifier l'autorité de Mazarin, n'avait fait qu'aviver les haines de ses ennemis ; il avait cru pouvoir, à la faveur de ses succès, triompher des deux frondes, et faire refuser au coadjuteur le chapeau de cardinal qui lui avait été promis, et voilà que les seigneurs s'étaient empressés d'entamer des négociations avec le coadjuteur et le parlement. Bientôt, par la médiation d'Anne de Gonzague, princesse palatine', « femme « d'une étonnante capacité, qui avait alors la confiance entière des (( desseins des princes et des frondeurs », et qu'animait la pensée généreuse de servir l'Etat et la reine en s'élevant contre les abus du pouvoir, les deux frondes s'étaient réunies, d'autant plus redoutables qu'elles .avaient à leur tète le duc d'Orléans 2, séduit par Gondi, qui prit dès lors sur cet esprit faible un grand ascendant. Contraint de fuir devant l'orage (6 février), et sommé par le parlement (9 février) de vider le royaume sous quinzaine, s'il ne voulait que chacun lui courût sus, le ministre avait pris le parti d'aller au Havre ouvrir lui-même aux princes les portes de leur prison (13 février).

^ Elle ne fut pas du reste longtemps sans se ranger toul-à-fait du côté de la reine. — Elle était veuve du deuxième lîls de Frédéric V, électeur palatin .

2 Mèm. du C. de Retz et de M™^ de Motteville (Collect. Michaud et Poujoulat, t. XXIV, XXV ).

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