Chavannes, Chancellerie trtongole, p
k'oublaï >29
instituée à Hang Tcheou en 1334; elle était comme le double du siuan tcheng yuan dont le siège était à Pc King et, comme lui, elle s'occupait des affaires concernant les religieux bouddhistes et le Tibet ^ ».
« Les siuan wei sseu étaient des administrations provinciales, dont le nombre varia pendart la durée de la dynastie Youen. Chacune d'elles compcrtait 3 siua)i wei che 2. »
Les darougha étaient les fonctionnaires ayant un sceau. [C'est en 1223 que Tchinguiz plaça pour la première fois les darou^lia dans les villes conquises ^].
» Le titre de Tsien-hou (mille familles) s'applique ordinairement à un commandement de mille hommes (Mingatan) ; celui qui commande mille hommes, dit l'Histoire des Moussais, est un Tsien hou. D'après cette explication, le grade de Tsien hou répondrait à celui de chiliarque; sous le nom de Tsien-hou so, on désignait le siège d'une administration compo'^ée de plusieurs fonctionnaires et, vraisemblablement aussi, le territoire de leur juridiction :
» Il y avait trois classes de Tsien-hou so :
» 1° Le Tsien-hou-so de première classe administrait pHis de sept cents hommes d'armes; son personnel se composait d'un Daroughas (gouverneur), d'un Tsien-hou (chiliarque) et d'un sous-chiUarque ; les deux premiers portaient comme insigne une tablette d'or (p'ai tseu) de quatrième classe; le troisième, une tablette d'ordre de cinquième classe;
» 2° Un Tsien-hou so de deuxième classe administrait plus de cinq cents hommes d'armes; son personnel était composé comme celui de première classe, avec cette seule différence que les tablettes d'or étaient toutes trois de cinquième clasf e ;
» 30 Un Tsier-hou-so de troisièiTie classe administrait au moins trois cents hommes d'armes, son personnel était semblable à celui des deux classes précédentes; le Daroughas et le Tsien hou avaient chacun pour insigne une tablette
d'or de cinquième classe, mais celle du sous-chiliarque était d'argent et de sixième classe
» Au-dessous des Tsien-hou, il y avait deux classes de Po-hou-so :
» Un Po-hou-so de première classe comprenait deux Po-hou (centurions), dont l'un Mongol et l'autre Chinois; ils avaient pour insignes des tablettes d'argent de sixième classe. Un Po-hou-so de deuxième classe ne comportait qu'un centurion, dont la tablette d'argent était de septième classe.
» Ces Tsien-hou-so et Po-hou-so relevaient des Wanhon-so, ou commanderies de dix mille hommes, qui se répartissaient également en trois classes, et dont les chefs étaient munis de tablettes d'or de troisième classe. Les tablettes des Wan-hou portaient l'image d'un tigre prosterné, et étaient ornées d'une, deux ou trois perles, selon la classe du grade.
» L'histoire des Mongols Youen Che nous décrit deux autres sortes de Tsien-hou-so : le Hing-kiun Tsien-hou-so, le Tsien-hou-so de corps d'armée mobile, et le Toun-tien Tsien-hou-so, c'est-à-dire les Tsien-hou-sr des colonies agricoles militaires.
» Le Hing-kiun Tsien-hou-so comprenait : un Daroughas de cinquième ordre, un sous-Daroughas, un chiliarque, un sous-chiliarque, deux Tan-ya (chef de police), d'un grade intermédiaire entre celui de sous-chiliarque et celui de centurion; de vingt centurions et d'un archiviste (TcheChe).
» Le personnel des Tsien-hou-so des colonies militaires comprenait un Daroughas de cinquième classe, un chiliarque, un Tan-ya, vingt centurions, deux instituteurs, dont l'un pour les lettres mongoles et l'autre pour les études chinoises ^ ».
Marco Polo nous fournit les renseignements suivants sur le même sujet :
« Je voz di qe à celz qe bien se provent, celui qui estoit seingnor de cent homes, le fait scingnor de mille e li fait grant donemant de vaicelement d'argent et de table de