As., 1833, p
On y trouve aussi des chevaux sauvages de couleur jaune et noire; ils sont plus grands que les chevaux ordinaires et les ânes ; il y a également des chameaux sauvages qui ont deux bosses i. » De là Hethoum passa à Al Maliq et à Ili Baliq, qui n'existe plus; il est, à notre connaissance, le seul voyageur du Moyen âge qui cite ces deux villes à la fois; il traversa le Djihoun et «huit mois après avoir quitté Mangkou Khan, Hethoum revint aux limites de l'Arménie, l'an 704 des Arméniens, ou [juillet] 1255 de J.-C. » Le roi abdiqua en 1269, en faveur de son fils Léon III, puis peu de temps après il se fit moine sous le nom de Macaire. La relation du voyage du roi Hethoum a été écrite en arménien par KiRAKOS Gansaketsi 2.
Un autre Hethoum, prince de Gorigos, fut exilé de la Petite Arménie en 1305, se retira à Chj^pre et devint moine prémontré à l'abbaye de Lapais; arrivé en France probablement à la fin de 1306, sur l'ordre de Clément V il dicta en français à Poitiers, en août 1307, à Nicolas Falcon, deToul, son ouvrage Fleurs des Histoires d'Orient, qui contient un chapitre intéressant sur le royaume de Cathay : « tenu por le plus noble roiaume e por le plus riche qui soit eu monde, e est sur le rivage delà mer Occeane ». Hethoum retourna à Chypre le 6 mai 1308 avec une lettre du Pape au Prince de Tyr au sujet des Templiers, rentra dans son pays, où il mourut après 1314, après avoir été nommé connétable.