IV
La néfaste Journée des SairUes-Hcliques^ après la victoire de Christian II et de Mt amiliair» frviçftia à Bogesund, en 1530. Rdlo dn clergé «lédois.
Triomphant, il se fit, à l'instigation do Sigebritle, demander vengeance contre le sénat suédois et en général contre les partisans de Sten Sture Texcommunié, par Gustave Troll. 11 s'attendait à ce quece prélat demandât la mort de tous ses ennemis, et il faillit le condamner lui-même au dernier supplice, quand il Fentendit, dans sa requête, conclure seulement à la restitntion de rarchevèché d'L psal et de la forteresse de Stœke. Slagheck était furieux. 11 conseilla pourtant au roi de dissimuler, de feindre même la modération et rimpartialité. En conséquence, on livra tous les accusés, sénateurs, évèques, bourgeois, signataires de Tarrût contre la iorleressc ecclésiastique de Stoeke, à une commission dont tous les mem^
VIN DE L*KMP1HE DAl^Olft.
lires, à Texcepiiou de l*archevêque de Ltiud et de 1kldenack, étaleot Suédois : vaine garantie qui D*eiiipécha pas les accusés d*ètre déclarés hérétiques et
condauuiés à être décapités. Personne ne lut épargné, ui Éric Johansson, père de Gustave Wasa et sénateur^ m Anders But el Ânders Carlson^ ma* gistrats de Stockholm, ni même deux évèques, Vincent, évèquc de Skai a, et Mathias Lilie, évèqiie de Streuguœs, qui furent exécutés les premiers. Jean Brask, éféque de Linkôping, accusé aussi, aurait .subi le même sort, sll n*avait rompu, en présence des juges, le sceau en cire qu'il avait ai)pi)sé comme les autres à Tarrèt inculpé, et montré, au grand étonnement de ses anciens amis politiques, une protestation contre sa ûgnature, qu'il avait adroitement gli»* sée dessous. Christine, veuve de Tadministrateur, et ses ûiles, Sigebritte Banner, sa mère el 1 aïculede Gustave Wasa, ne furent pas livrées au bourreau ; mais on les emmena hors du pays pour les jeter dans les prisoDsdu Daneniarck. Deux sujelsdanois, doux des principaux acteurs dece drame sanglant, Slagbœcket Bel* denack. Turent nommés en Suède à la place des deux prélats suppliciés, pour surveiller tout le clergé suédois : le premier reçut révéclié de Sl^ara, le second celui de Strengnœs. De plus, rarchevèque Gustave Troll, très-intéressé k maintenir le nouvel ordre de choses, obliii l son rétahlissonient sur le sié^e prinialial qu'il avait perdu. Ainsi Tarisiocratie sénatoriale et la haute bourgeoisie étaient décimées ou glacées d'é* pouvante par c« massacre de Stockholm, par cette journée des Saintes-Reliques, comme on l'appela ,