‹ Histoire générale de la diplomatie européenneChapitre 17 sur 73 · A LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

A LIVRE SECOND

tiou hardie : C^est ici le chemin de(^onsUiniinople, ils foDt demander pour leur chef Wiadimir la malo d'une princesse ^ecque, comme quelques années auparavant un autre barbare, Othon-le-Grand, avait, dans le même but, demande et obtenu pour son iils la main d*ane autre princesse grecque» la princesse Théophanie. Cette demande leur est accordée, et Anne, sœur de rcinpereur Basile il, vieul échanger Gonstautinople coulie KiefT, une ville civilisée contre une ville barbare, une société élégante et distinguée contre une société ignorante, brutale et grossière. Ce fut un grand événement : la Russie, a partir de celte époque, entradansune ère nouvelle. De la ville russe, de la ville ennemie, de la ville barbare, Anne tâcha aussitôt, afin de s^y sentir plus à Taise elle-même, de fah'e une ville grecque, avec une bililintliccine, avec des écoles, avec une église de 5aiutc-6ophic, comme à Constantinople, et d^autres monuments qu^élevèrent des artistes grecs ; et cette transformation, qui était le résultat d'une double conquête opérée chez les Russes par les Grecs, conquête spirituelle et conquête intellectuelle, continua sous laroslaff, fils de Wiadimir, celui qui, le premier des souverains russes, se tournant, eu 1019, vers Toccidcut latin, devint le beau-père d'un grand-duc de Pologne, d*un roi de Norwège, d'un roi de France

(I) Lévcsque, t. I, p. 210.

LA HOSSIE ET r.O N bT A N T l N OPLE.

ObMacie» au succès des Huii&cs du cuté de CunstauUaople. Peuples qui le»

cmpêdieiit oo les préHesment.

Le inonde germaoique, qu'on pouvait appeler aussi le monde latin, ou bien les Francs, comme disaient les Grecs, convoitait Constantinople, aussi bien que

le monde slave que conduisait la lUissie. Destructeurs de Tempire romain d'Occident, comment les barbares de la Germanie n*anraient-ils pas désiré de conquérir aussi celui d*Orlent? Les Croisades les favoris.Tnt. ils iievaiicereiil les Slaves de la Russie en i20!^120&, et un Franc, Baudouin, comte de 1 landre, entouré de nombreux vassaux francs, devint le souverain féodal de Tempire fortement monarchique de Constauliu et de Jusliuien. Pour cunible de malbeur, les Russes alors ne pouvaient plus rieu. Wladimir-le-Grand, et, après lui, laroslaff, avaient apanagé une loiile de princes, princes de Wladimir, deTver, d'iaroslaff, de Rostow, de Riaizan, de Smolensk, de Leopol, de Przemisl, d'Haiitz ou Hussle- Ronge, sans compter que Novogorod-la-Grande, PscolT, Vlescoiï et quelques autres cités municipales formèrent des républi(pies marcliandes indépendanteSp En perdant son nnité, le grand-ducbé de Kieff perdit sa force. 11 s*était affaibli encore, et, de plus, il s'était éloigné de CoiislaïUiiiople, lorsque André P% fondateur de Moscou en li5C, avait transporté le sié^ede Tempirede Hieiïk Wladimir, d'où, mais seu-

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