LA RUSSIE ET LA MER BALTIQUE
les cboaes ctumgèreat : le$ PoloDaisproclamèreDt roi an guerrier des filas distôngnés, Etieime Bathori;
de plus, Magnus lU soulever par ses agents secrets les villes livonicimcs que le tzar, ea lui donnant le titre de roi de Livonie, avaitretenues pour liu-mèmet poorcoramuniquerdireetementenfinavecla Baltique, et il les poussa h se déclarer pour lui seul. 11 se revoilà donc contre ivau LY, doat les bienfaits cniculés semblaient faire de ce soulèvement un acte d'ingratitude et un crime. Magnus n'avait mesuré ses forces que des yeux d une ambition téméraire : Ivan TV eut bon marché de ce client qui se cabrait ainsi con i re sou patron, qui brisait ses chaînes par une usurpation contraire aux conventions, au lien de le faire par Tabandon de la Li\ ()iu(' < l de se borner à rentrer dans tes villes qm. les premières, Favaient appelé pour se donner à lui, il fut pris et enfermé dans un cachot, d*ob il ne tarda pas à s'échapper pour se sauver dans la Courlande, oii il mourut en 4585. Mais Etienne Bathori était uu autre boiume que Magnus, et il était autrement puissant C'était en outre un prince plus civilisé, moins cruel, et que les villes livoniennes, à défaut de Magnus. préféraient h Ivau ÏV. Il vint, réclamant la Livonie eu venu du traité de Wilna de 1561. Il mit en fuite le tzar dans presque toutes les rencontres; il le chassa de Ui Livonie, et enfin, dans le graud-duclié de Moscovie, il lui enleva, entre Polotsk, iUiolm et Pscoif, près de soixante à quatre-vingts lienes de pays. De son côté. Ponce de la Gardie, qui s'entendait avec Bathori, faisait
dans le territoire de Novogorod le plus grand mai
V6à LITUE SECOND.
aax Rosses (1). Vaiaea, extémiét n'en poiiml filoSy mais ne Toulant pas foire iwe paix trop roineiise,
Ivan IV berça aussi lot le pape Grégoire XllI de l'espoir qu il pourrail bien adhérer à TUoiou de 1 loreDC6,^si TEgiise roBiaiiie« qui était inflneale dans la Pologne restée catholique, voulait l'aider dans cette circonstance. C'est dans ce but, comme nous l'avons dit ailleurs, que le saint Siège fit accepter à Etienne Bathori la médiation d'un Jésuite, du P. Possevin.
Congrès de KiverovA-Horka, 1581.
Un congrès pour la paix, entre la Pologne et la Russie fut indiqué à mverovarHorka en Livonie; il commença ses trairaux, le !S septembre 1581, dans la maison même où s'était logé ce Jésuite médiateur, et ne les termina que le iô janvier 1582. C'est le premier congrès en forme auquel ait pris part la Russie avec une puissance européenne (2). Les plénipotentiaires polonais étaient Janus Zbaraski, palatin de Braclaw, Albert Radzivil, grand-maréciial delà Lithuanie, et Michel Araburd. Du c6té des Russes^ c^étaient Dmitri Pétrowitz-Ieletri et Romain Wassillewitz Oflerieff, garde des sceaux, avecles secrétaires Niidta Basonka et Zachahe âuiaseva. Le P. Possevin
(1) Schffîll, t. XXI, p. 317. Pofiseviii, ei bisu citée de Ponce
de la Gardic, p. 140-tôO.
(2) Trailcs de paix refondus par SduelL ^ XIL
LA 1IUS8IE «T LA MBl BALTIQUE. iS5
avait fait aëmetire ao autre négodatenr» Christophe Wanavrita, qui était catholique, et qu*il avait Viu^
tention d'envoyer ensuite en Suède pour régler en faveur de ce pays quelques différends avec la Pologne et tâcher d'y rétablir le catbolieîsiie avec le secours de Catherine Jaghellon épouse catholique du roi Jean III. Ainsi, eu s'intéressaiil taïUnt pour la Russie, tantôt pour la Suède, le saint Siège espérait gaguer du terrain soit sur le schisme grec, sdt sur le monde imtestant
Sur l'histoire de ce congrès, nous ne rapporterons que deux choses, la première concerne i adresse de ladi^ikMnatie russe» la seconde foit connaître les furétentlonset les tendances des souverains moscovites, et vient à l'appui de tout ce que nous avons dit à cet égard. C'est M. Schœll, dans l'analyse qu'il nous a donnée de ce congrès d'après le P. Possevin (i), que nous allons laisser parler. « 1* Toutes les dÙB- « cultés paraissant aplanies ou écartées h partir du 0 6 janvier, les ambassadeurs russes en élevèrent c deux qui iaiUirent rompre tout, ils demandèrent « qu*on mit au nombre des cessions laites par la « Russie à la Pologne, la Conrlande et la ville de 0 Riga. Comme les Fiusses n'avaient jamais possédé « ni cette ville ni ce duché, la demande inattendue c des ambassadeurs paraissait cacher un motifsecret. c Ou pensait que le traité ne devant être conclu que « pour di\ ans, car ainsi l'avaient voulu les Russes, € l'intention des amiiassadeors était de réserver
(I) SclMBll, L XXI, p. 317.
LITBE SECOND.
« ainsi à leur maître quelque droit sur la livonie» en « se doQuant Tair de n*y renoncer que pour ce laps
« de temps. Les ministres de la république de Polo- « gne ayant hautement rejeté cette idée vraiment
• extraordinaire, les ambassadeurs russes y renon- « cèrent ; mais alors ils demandèrent qu*en nommant « les villes et les châteaux (]uc le tzar cédait, on ajou- « tât qu'il cédait ainsi une partie de ses domaines et 0 qu'il pût garder le titre nominal de roi de livonie.
• Cette demande eut le sort de la première. » On voit (|ik1 esprit asUicieux et rusé montrait déjà la diplomatie moscovite : elle aurait voulu acquérir implicitement des droits sur ce qu'elle ne cédait pas et s'en réserver sur ce qu'elle était obligée de céder, r/était d'autant plus étrange que, grâce à rinlluence du k\ Possevio, les plénipotentiaires polonais, quoique .appartenant à la nation victorieuse, achetaient ces cessions par le sacrifice presque entier de leurs anciennes conquêtes sur le grand-duché de Moscovie.
2" Nous avons indiqué une autre chose à noter ; la voici. cDans la nuit du M décembre iô8i au 1** jan- « vier 1582, les ambassadeurs russes eurent avec le
• médiateur, dit toujours M. Schœll, une conversat tion remarquable, ils le prièrent de faire en sorte t que, dans Tinstrument du traité, on donnât à leur f mattre le titre de tzar, auquel, dfsaient-ils, ce « prince attachait une plm grande importance qiC à la « possession des cihâleaux qu'il était question de cé- « der. Le médiateur leur expliqua akrs ia doctrine de
• lacoftr de Rome, (f après laquelle il existait qtCun « seul empereur chrétien auquel le pape avait con-