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les ruines des institutioiis répubUcaiiies (1). C'est ponr cela qu'il gardait en Pologne bon nombre de
troupes saxo 1 nu s. Sur les instances des Polonais, Pierre I" iuterviiit, engagea son protégé à modérer ses prétentions, à ne pas prendre des airs de sonveraineté qui étaient des airs d'indépendance à Tadrcssc de la Russie, et il T obligea de renvoyer ses troupes saxonnes. Bien plus, il convint avec le sultan Aclunet, par la paix perpétuelle de Gonstantinopie, en 1720, renouvelée de celle du Pruth, que la Porte et la cour de Saint-Pétersbourg s'entendraient pour empêcher que la république de Pologne ne devint une monarcbie héréditaire : il craignait qu'elle n'acquit ainsi une force et une stabilité tout à fait contraires à ses desseins. Cest ainsi qu'il observait luimême la politique qu'il recoininaiideàscs sin ( csseurs, quand il leur dit, dans ses instructions secrètes : t Alimentez l'anarchie en Pologne : telestle moyen de c subjuguer tôt ou tard c^tte république (2). »
Nous avons étudié la Russie, sous Pierre-le-Graiid,' en face de VEurope ; nous avons vu comment les bases de sa grandeur présente étaient calculées en vue de sa puissance ou de sa domination future : nous allons la placer mainU tianten face deTancienne ville des Césars, en face de Goustantiuopie> et examiner quelle espèce de résultat les armes ou la poli* tique russes purent alors obtenir en orient.
(1) Schœll, liy. tu, ch. xvi, sect. it, et sect. xi do même livre, t. XXXIY.
(2) SchœU, u XXXV, Ut. tu, sect. nr, ch. ithi. Esneanx,
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