V. par exemple, v. 339 sq
antiques de poésies de ce genre, notamment sur les Silves de Stace qui, avec Claudien, avait été son principal modèle (1). Le poème Narbo (cinq cent soixante-deux hendécasyllabiques) nous offre également plusieurs traits intéressants pour l’histoire de la civilisation, mais 1l nous fait moins l’éloge de cette ville que celui de deuxde ses citoyens, de Consentiuset de son père : ce Carmen a, lui aussi, un caractère entièrement panégyrique et dénote une érudition mythologique et historique.
Outre les poésies que nous venons d'étudier, la collection des œuvres de Sidoine nous offre encore deux petits poèmes en distiques, et trois pièces de plus grande étendue. L’une de ces dernières, intitulée Excusatortum (trois cent quarante-sept hendécasyllabiques) se trouve en tête du recueil (4bellus) ; l’auteur y énumère, en plaisantant, mais d'une manière prétentieuse, les sujets et les genres poétiques que le lecteur ne trouvera pas dans ce livre; tandis qu'une autre : Propempticon ad libellum (cent un hendécasyllabiques) forme la fin du recueil ; c’est une sorte d’épilogue, où l’auteur adresse son livre à divers amis. Le troisième de ces poèmes, plus intéressant pour nous, porte le titre de : Eucharisticum ad Faustum Reiensem episcopum (cent vingt-huit hexamètres). C’est une épître poétique dans laquelle Sidoine exprime ses remerciements à cet évêque, connu également comme théologien, pour différentes obligations qu’il en a reçues ; il s'efforce de prendre un ton ecclésiastique en face de ce prélat de l'Église. N'étant encore que laïque, notre poète se pose une fois en écrivain chrétien, et l’on peut facilement reconnaître, dans cet effort, le vide de sa poésie, qui n'avait proprement que la forme. « Méprise, ma lyre, Phébus et les neuf sœurs, avec Pallas et Orphée et la source poétique d'Hippocrène... Viens plutôt - maintenant, Esprit, toi qui pénétras dans la poitrine de Marie l’ancienne (2), lorsque, au son des cymbales, Israël marchait à pied sec à travers les abîmes de la mer... toi qui dirigeas la
4. Pour les rapports de Sidoine à Stace, V. Buedinger, op. c. p. 924 sq., ainsi que Purgold, Remarques archéologiques sur Claudien et Sidoine, Gothe, 1878.