‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 296 sur 352 · ÉTYMOLOGIE · texte numérisé non relu

ÉTYMOLOGIE

est vrai, ainsi que par une expression claire, facile à saisir et à la portée de tous. Le peu d'originalité de saint Isidore et la médiocrité de son esprit le servirent précisément à souhait sous ce rapport. | Le plus grand de ses ouvrages, celui qui, après l'avoir occupé le plus longtemps ef même jusqu'à sa mort, exerça le plus d'influence et peut être regardé comme la somme de ses connaissances, est intitulé : Vingt livres d'Etymologies (Etymologiarum), appellation fort exacte et qui paraît bien être celle du texte original (4). C’est une volumineuse encyclopédie de toute la science; l'auteur y donne une exquisse, incomplète sans doute, des matières de la science, au moyen d'une définition des notions et des objets scientifiques euxmêmes, en se servant de l’étymologie des mots qui les désignent, étymologie qui très souvent est des plus curieuses et des plus fantaisistes (2). Dans plusieurs parties, il se borne à une simple énumération des objets accompagnée de l’étymologie ; un livre mème, le dixième, ne contient que des étymologies d'un nombre de termes classés d'après l'alphabet, en y ajoutant parfois, il est vrai, l’explication de leur signification spéciale : l’étymologie est donc le fondement de ce livre. C'est bien là également ce que laisse entendre saint Isidore lui-même, dans la dédicace de cet ouvrage; il l'adresse à son ami, l’évêque Braulio, et il lui écrit qu'il lui envoie une œuvre sur l'origine de certaines choses (3). La division en livres est le fait personnel de Braulio; c’est lui qui avait donné l'élan

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