Citons celle-là comme exemple
Dudum lympha fui squamoso pisce redundans, Sed natura novo fati discrimine cessit, Torride dum calidos patior tormenta per ignes ; Num (?) cineri facies nivibusque simillima fulget. 2. Par exemple, Tetr. 7 De Füulo; Pent. 1% De Arca libraria ; Decast. 3 De Lucifero,
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dans un meilleur style, et le vers, malgré quelques fautes ou libertés traditionnelles, témoigne qu’'Aldhelme avait été à bonne école pour le mètre et qu'il possédait un talent plus qu'ordinaire ; c'est ce qui ressort, en général, de ce poème plus que des Énigmes. Mais partout, dans la prose comme dans la poésie d’Aldhelme, nous trouvons deux particularités très remarquables ; l’une tient à son éducation, l’autre à sa nationalité : d'une part, le penchant à employer des expressions grecques latinisées (1); — c'est un résultat de la faveur accordée à la langue grecque par des professeurs comme Théodore de l'Asie Mineure, Hadrien de l'Afrique, dont les élèves, au dire de Bède, parlaient aussi bien le grec quele latin, — d'autre part, l'amour très prononcé de l’allitération; cette dernière est, à la vérité, plus fréquente dans la poésie, plus rare dans la prose, mais toujours, dès qu'elle a lieu, elle se manifeste de la manière la plus frappante, comme, par exemple, dès le début du poème, De laudibus virginitatis ; c'est ce qui a lieu également très souvent dans les énigmes, surtout dans le premier et dans le dernier vers.
Nous trouvons encore d’une manière très prononcée l'allitéralion dans un autre produit remarquable de la muse d’Aldhelme, à savoir dans un poème rythmique qui est certainement de lui, affirmation quon ne saurait appliquer avec certitude à deux autres poèmes qui ont le même caractère (2). Probablement Aldhelme avait ajouté ce poème à une lettre; on l’a trouvé parmi les lettres d’autres auteurs; il a, en effet, la forme de lettres; toujours est-il que l’auteur y fait, pour un ami qu'il avait visilé, la description de son retour chez lui pendant une nuit très orageuse; dans ce récit, il exagère l'effroi qu'il a eu, et il le fait sous la forme d’une parodie humoristique, avec tout l'appareil d'une rhétorique pompeuse. Les vers sont de huit syllabes, ainsi qu'on les appelait déjà à
4. C'est un résultat de la faveur accordée à la langue grecque par des professeurs comme Théodore de l'Asie Mineure, Hadrien de l’Afrique, dont les élèves, au dire de Bède, parlaient aussi bien le grec que le latin.
2. La meilleure édition de ces poèmes est dans Jaffé, Monumenta Moguntina {3 vol. de sa Bibliot. rerum germanic.). Berlin, 1866, p. 38 sq. Le n° 1 appartient évidemment à Aldhelme.