‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 67 sur 352 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L'appropriation de ce genre de poésie épigraphique de la part des chrétiens ne fut que superficielle ; elle ne conduisit à aucun développement nouveau et formel d'autant plus difficile à atteindre que, par sa nature, elle devait embrasser également bien un sujet païen et un sujet chrétien. Par contre, la poésie chrétienne prit, à cettte époque, un vol plus élevé, particulier au domaine lyrique : c'est là surtout qu'on était en droit d'attendre d'elle de nouveaux développements. Ce genre nouveau se rattache au nom de deux contemporains de saint Damase, à saint Hilaire et à saint Ambroise. Mais, pour étudier simultanément l’activité littéraire de ces deux hommes remarquables, nous allons aborder d’abord le domaine de la prose, car c’est là que se trouve, en quelque sorte, son centre de gravité; et ici nous avons à parler en premier lieu d’un auteur antérieur qui, dans son livre (1), composé vers l'an de J.-C. 347, se rattache immédiatement à la prose de la période précédente et qui, écrivant au moment où les deux époques se dessinent nettement, facilite leur transition. C'est Juuius Finmicus Marerxus, l’auteur du petit ouvrage sur l'erreur des religions profanes, De errore profanarum religionum (2).

Nous ne savons rien de positif sur cet auteur; mais il est certain qu'il n'a rien de commun, comme on l'admettait auparavant, avec son contemporain, le mathématicien néo-platonicien Julius Firmicus Maternus Junior. Il semble

1. V. pour la détermination de l’époque, Bursian, Proæm., p. V-VI.

2. dulii Firmici, Materni De errore profanarum religionum libellus, ex recens. C. Bursiani, Leipzig, 1856 (Prolegg.) ; Id. recens. et commentar. crit. instr. C. Halm. v. plus haut p. 35. Rem. 1.

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