‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 92 sur 352 · V. là dessus Bunsen, Hippolytus, Il, p. 89 et ss · texte numérisé non relu

V. là dessus Bunsen, Hippolytus, Il, p. 89 et ss

rattache au chant des anges de l'Évangile, dans saint Luc (IE, v. 14); comme lui, il est écrit en lignes Zbres de prose rythmique, qui montrent le parallélisme des psaumes. A côté de ces hymnes, qui sont les plus antiques et dont nous avons encore deux autres exemples, viennent facilement se ranger celles qui ont été composées en lignes métriques, mais non distribuées en strophes, et qui gardent pourtant encore souvent ce parallélisme. Telles sont quelques hymnes de saint Grégoire de Nazianze, par exemple, l'hymne au Christ : St -=àv &obrto ovapyny Aèç dvouvetv, dècavelèew(1), etc. Nous n'avons pasd’exemples plus anciens. La poésiechrétienne-latine peut en produire de pareils duivesiècle, peut-être même d’antérieurs à saint Ambroise ; mais ce ne sont point des ouvrages originaux; ce sont des traductions des Cantiques de l’Exode (2), des Nombres (3), du Deutéronome(4), traductions que nous avons mentionnées plus haut et qui ont reproduitces cantiques en vers phaléciens, sans être distribués en strophes. Ces Cantica sont ici expressément aussi appelés kymnt (5). On fit un pas en avant dans le développement de ce genre de poésie chrétienne : on distribua les lignes en strophes ; on composa des hymnes strophiques. Ce progrès fut réalisé tout au moins vers le milieu du ne siècle, dans l'hymne grecque ajoutée au Pédagogue de, Clément d'Alexandrie et dont on a prouvé avec certitude la forme strophique (6). C’est ainsi que cette poésie chrétienne, qui avait d’abord pris la forme de la poésie hébraïque, l'échangea complètement contre celle de la poésie lyrique grecque.

Divers renseignements, composés surtout de documents originaux et conservés par Eusèbe dans son Histoire ecclésiastique, nous prouvent qu'on cultiva largement dans la suite la

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