‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 104 sur 311 · C'est ce que me semble indiquer la strophe · texte numérisé non relu

C'est ce que me semble indiquer la strophe

Jusùtiam non dat magistris et mercedem subtrahit, Expleto opère non grates refert sed injurias, Ut illi dicant : nil quaero nisi tuam gratiam. V. aussi la fin :

Lugent omnes contristati qui avaro serviunt, etc.

i76 LITTÉRATURE LATINE [165-166.]

latins (1) un poème intitulé : De Caritate et Avmitia, qui lui fait pendant, d'après la tendance morale, quoique l'exécution en soit toute différente. Il est composé dans le même mètre, et alphabétique également; il comprend vingt- trois strophes. Le poète y fait d'abord une peinture, strophe par strophe, de la charité et de l'avarice (2), et cette peinture est d'un style vigoureux et parfois vraiment poétique; ensuite il nous raconte la parabole de Lazare, en y rattachant des exhortations et des prières.

La poésie lyrique ecclésiastique devait trouver un singulier stimulant dans le haut intérêt qu'on portait à la musique et dans l'intelligence qu'on en avait, notamment pour l'art du chant; cet intérêt et cette intelligence se manifestent dans les asiles où Ton cultivait alors la vie ecclésiastique et les sciences ; bien plus, nous l'avons déjà vu, cet intérêt musical avait vraiment, à Saint-Gall, donné la vie à la poésie des séquences. Notker ne monlra-t-il pas autant de sens et d'intelligence pour la théorie de la musique que pour la pratique? Parmi les sept arts libéraux, la musique occupait maintenant la première place. C'est ce que nous attestent les ouvrages théoriques sur la musique, qui se produisent alors dans ces asiles de la civilisation. Au nombre de ces lieux de culture intellectuelle, celui qui a fait le plus pour la littérature générale, c'est le monastère de Saint-Amand, auquel appartenait le plus célèbre écrivain de musique de la première moitié du moyen âge, et auquel aussi profitèrent avant tout ses ouvrages : j'ai nommé Hucbald.

HucBALD(3)naquiten 840; c'était un neveu deMilon,cemoine

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