‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 108 sur 311 · Appelé Enchiriadion musicae, dans un missel de Paris · texte numérisé non relu

Appelé Enchiriadion musicae, dans un missel de Paris

lignes et de clefs (dont on trouve déjà les indices dans le premier écrit) (1); il cherche à rendre palpable, au moyen de signes graphiques, la proportion des tons. D'après Coussemaker (2), il a aussi le premier, dans cet ouvrage, formulé et expliqué, par des exemples, les règles de l'harmonie (de V «Organum » ou «diaphonie » ou « symphonie »).

A cet ouvrage s'en rattache immédiatement un autre de plus longue haleine et que Hucbald a intitulé Scholia Enchiriadis de arte niusica. Sa composition, du moins pour la troisième partie, est annoncée déjà par la fin du manuel. Ces scholies sont destinées directement à l'école, vu qu'elles sont écrites dans la forme du dialogue, comme dans les ouvrages scolaires d'Alcuin (3), et que, là aussi, c'est l'élève qui interroge et le maître qui donne la réponse. L'ouvrage se divise en trois parties : la première traite des éléments de la musique, la seconde de la diaphonie, et la troisième de la proportion mathématique des tons. Cette dernière, qui ne contient que des extraits de l'ouvrage de Boèce : De nuisica, sert en même temps de complément à l'écrit : Miisica Eiichiriadis ^ dans lequel ce sujet n'a pas été traité. La première partie n'est, par contre, en majeure partie, qu'une répétition de ce qui a été dit dans l'ouvrage : Musica Enchiriadis ; cette remarque ne saurait Vappliquer à la deuxième partie que dans une mesure très restreinte, vu qu'ici l'auteur a ajouté beaucoup d'aperçus nouveaux (4). '

Nous devons encore mentionner un autre écrit de Hucbald sur la musique, lequel, pour être court, n'en est pas moins important : c'est sa Commemoratio (5) brevis de tonis et psabnis modidandis . Dans cet ouvrage, né de la pratique et destiné à la pratique, il y a des règles, très importantes pour cette époque, concernant l'exécution du chant ecclésiastique.

1. Cf. Riemann, Studien zur Geschichte der Notenschrift. Leipzig, 1878, p. 151 sq.

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