‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 127 sur 311 · V. Adam, G esta Hamburg, eccles Pont if., I. 1, c. xxxvn · texte numérisé non relu

V. Adam, G esta Hamburg, eccles Pont if., I. 1, c. xxxvn

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et dans ses rêves, cl elle lui faisait connailre Tavenir (c. v) (I). Mais d'autres personnes de son.entourage, ainsi que Uinibcrt lui-même, avaient de tels rêves. Un prêlre, qui stjuiïrait dans le purgatoire, apparut à Rimbert pour le prier d'abréger ses souffrances en faisant des jeûnes, ce qu'il avait omis de faire lui-même; le saint s'imposa cette pénitence (c. vni), après quoi le prêtre apparut à une vieille femme pour la prier de remercier Rimbert en son nom. L'on voit par là comme cet état extatique es! contagieux (2).

Sur la recommandation de Ansgar lui-même, c'est Rimbert qui est choisi pour lui succéder après sa mort (c. x sq.), et l'auteur appuie longuement sur sa consécration spéciale par suite du manque d'évêques suffragants. Mais le nouvel archevêque se hâta d'aller à Corvey pour y embrasser la vie religieuse, conformément au vœu qu'il en avait fait autrefois. Afin d'être certain de rester dans l'observance de la règle de saint Benoît, il prit avec lui, en revenant à Hambourg, un diacre nommé Adalgar, frère de l'abbé de ce nom, qui devait être son successeur (c. xii). L'auteur nous dépeint ensuite la vie de ce moine-archevêque qui, dans les veilles et les jeûnes, sut rester constamment dans les bornes prescrites. Il mit sous sa protection les fondations pieuses faites par son prédécesseur en faveur des pauvres, et notamment l'iiôpilal. 11 songea aussi à la nourriture de l'âme et fit un extrait des livres de saint Grégoire pour le faire servir à l'édification des lecteurs ; il écrivit en même temps à diverses personnes des lettres édifiantes, et l'auteur nous en cite ici un exemple (c. xv) : c'est une lettre à une religieuse qui traite longuement de la chasteté du cœur. — Malheureusement il n'est question que d'une manière générale (c. xvi) de l'activité que Rimbert déploya comme missionnaire, soit par lui-même, soit par ses prêtres. Nous y voyons cependant qu'il passait la mer pour aller jusqu'en Suède (c. xx), qu'il visitait les églises disséminées parmi les gentils et qu'il ne reculait devant aucun sacrifice pour délivrer un chrétien de la captivité. Ne donnat-il pas une fois, dans le Schleswig, son cheval tout scellé et

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