‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 133 sur 311 · V. Mertens, Op. c, p. 22, rem · texte numérisé non relu

V. Mertens, Op. c, p. 22, rem

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et les miracles qui ont lieu. Quant aux miracles accomplis plus tard, à Paderborn mème^ par les reliques, il se réserve d'en traiter ailleurs (c. 31). Celtte translation occasionne, entre les églises du Mans et de Paderborn, un rapprochement qui a duré jusqu'à nos jours 1. Le style de cet ouvrage est remarquable pour cette époque; il est sans prétention, facile et coulant.

Un Italien, qui du reste a écrit d'autres ouvrages, nous a laissé encore une Translation réunie, non à une Yie de saint, il est vrai, mais bien à une Passion : c'est Jean, diacre de Naples(2), qu'il ne faut pas confondre avec Fauteur romain de la Vie de Grégoire I. Ce diacre de l'église de saint Janvier écrivit, tout jeune, dans la septième décade du ix" siècle, un ouvrage annalistique important, sur les évêques de Naples. J'en parlerai plus loin. Plus tard, vers 901, il écrivit la. Translation de saint Séverin^ du château de Luculli, près de Naples 3;, au monastère du saint dans cette ville, et il le fit à la prière de Jean, abbé de Saint-Séverin ; mais l'ouvrage qui nous intéresse ici, en premier lieu, ne fut composé qu'environ dix ans plus tard : c'est l'histoire de la Translation de saint Sosiiis — à laquelle Fauteur avait pris part lui-même — , du château de Miseno à Naples ; et au récit de cette histoire, il rattache la Passion du saint et de ses compagnons, notamment celle de saint Janvier (4). Yoici ce qui donna lieu à la découverte, et par suite à la translation, des reliques du saint. L'abbé du monastère de Saint-Séverin, à Naples, ayant reçu les reliques de saint Séverin, voulut construire une basilique en l'honneur du saint. A cet effet, il envoya des moines à Miseno, que les Sarrasins avaient détruit soixante ans auparavant, à l'effet de s'informer s'il y aurait là des matériaux pour la cons-

1. Ce lien de parenté fil accorder à Paderborn la protection de la France, ail traité de Weslphalie. et encore plus tard. V. Mertens, Op. c, p. 53 sq.

2. Monum. German. histor., Scriptores rerum langobard. eLitalicar. saec. Vl-IX, p. 398 sq. (Ed. Wuilz. Praef.). — Ada Sandor., Septembris T. VI, p. 769 sq.

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