V. le récit de la déposition de Charles
5. L'Eglise devait fournir l'argent qui fut donné aux Normands par suite de ce traité honteux.
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risque de passer pour étrange, soit des hexamètres, soit des distiques, à son récit, pour en tempérer la sécheresse ; mais aussi, en certains endroits^ il fait des descriptions très détaillées, comme par exemple à l'occasion de la bataille sur la Dyle (891) et de la prise de Berg-ame (894).
La France a, de son côté, un ouvrage àWnnales dans cette période : il est écrit en premier lieu, il est vrai, pour un monastère et dans un monastère ; mais l'auteur montre l'intention bien arrêtée de nous donner une histoire de l'empire, quoique ce ne soit que de celui de la France en première ligne. Ce sont les Annales de Saùit-Waast, près Arras, lesquelles s'étendent de 874 à 900 (1). Elles forment un supplément d'autant plus précieux aux Annales officieuses de Saint- Berlin (2), qu'elles sont écrites à l'abri de l'influence de la cour (3) et qu'elles nous donnent pourtant des nouvelles détaillées. Nous y trouvons un récit plus exact de la victoire de Louis III sur les Normands, près de Saucourt, en 881, comme aussi du siège de Paris par ces derniers, de 88o à 866 : en général, ce qui prend le plus de place dans sa narration, ce sont les combats contre les Normands qui, à cette époque^ opprimaient si terriblement la France.
L'ouvrage historique de Ratpert de Saint-Gall, auquel nous avons renvoyé plus haut (4), nous ofl're un tout autre caractère. Ses Casus monasterii S. Galli o), achevés en 884, sont une pure chronique du monastère, qui n'a pour sujet que les destinées extérieures du cloître, car c'est ainsi que Wattenbach (6) rend heureusement le mot Casus ; or, ces destinées consistent principalement dans la querelle, vieille déjà d'un
1. VA. Perlz, clans: Monum. yermini. hisf. Script. I, p. 516 sq. et corrigées II, p. 196 sq.— Wattenbacb, op. c, vol. I. p. (279).