‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 189 sur 311 · Romulu>i, 1. III, f · texte numérisé non relu

Romulu>i, 1. III, f

2. Même l'ascétisme du loup et le retour à son ancienne nature nous Tcl^- Tpe\\enlRomiilus,{\.lll,t20),où. le lion, après son com onnemenl, remincians prioribiis factis, mutavit consuetudinem, pecus ullum se non laedere, sive cibum sumere, sanctam et mcorruptani juravit se fldem servare... mais qui pourtant ne peut pas changer sa nature et qui, en demandant aux animaux de vouloir bien lui dire si son haleine « sent », les attire dans le piège et les déchire.

3. La nomination de la panthère, comme chantre des psaumes, pourrait peut-être provenir de ce que son rugissement — auquel il faut réunir le parfum attrayant de son haleine — était considéré comme la voix du ciel, ainsi que cela a lieu, et peut-être d'après la même source, dans le Bestiaire de Philippe de Thaün, où on lit : « Et le cri de la beste | demustre voiz céleste ».

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l'auteur comme des animaux, mais comme des moines, et ils sont désignés par les ter mes de/ratres, coiifratves ; mais le lion en qualité d'abbé, reçoit le titre àe pater (v. 748). Le loupdémon s'y montre même sous les dehors d'un ascète. La fête de Pâques est celle d'un monastère, le dîner est celui d'un réfectoire; rien n'y manque, pas même la lecture à haute voix et, do plus, la lecture d'une vie de moine (1). Il n'y manque pas non plus, paraît-il, les allusions personnelles (2); qui pourrait dire jusqu'à quel point l'auteur s'est hasardé sous ce rapport ?

Enfin, ce poème est encore remarquable au point de vue de la forme. D'abord, le vers offre la rime léonine presque partout, si Ton en excepte quelques vers isolés, ce qui n'est pas peu dire pour un poème de cette étendue, tandis qu'auparavant cette rime ne se montre que rarement et d'une manière ordinaire (3). Quant à la narration, il faut d'abord faire remarquer le trait particulier suivant, à savoir qu'un nombre considérable de vers sont empruntés en tout ou en partie à d'anciens poèmes, àceux d'Horace surtout, et, en second lieu, à ceux de Prudence. Ce sont principalement les Satires et les Éjntres du premier qui ont été mises à mises à profit, tandis que c'est la Hamartigenie de Prudence qui a fourni son contigent. Même dans le choix du titre grec, le poète, anisi que le fait remarque Voigt, semble avoir suivi ce prédécesseur chrétien. Parmi les poètes classiques, c'est principalement Ovide dans ses Métaînorphoses qui, après Horace, lui a procuré les matériaux pour l'expression, tandis que les souvenirs de Virgile n'y occupent qu'une place très minime (4) : c'est assez

1. V. les autres rapprochements dans l'introdudion de Voigt, p. 48 sq.

2. C'est ce que montre déjà le hérisson surtout, qui donne comme sa propriété deux endroits situés prés du Luxembourg-, et dont la description accuse d'ailleurs des traits tout à fait individuels. V. particulièrement

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