‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 19 sur 311 · I.V. vol. I, p. 613. (pag-ination allemande). 2. V. 110 sq · texte numérisé non relu

I.V. vol. I, p. 613. (pag-ination allemande). 2. V. 110 sq

swefnes wôma,

hù woruld wœre wundrum geteôd

ungelîc yidura ôd edsceafte.

Weard him on slaepe sôd gecyded,

patte rîces gehwäs rêde sceolde gelimpan.

ange envoyé du ciel ; tel, pendant l'été, le temps devient délicieux, lorsqu'une averse de pluie chaude est tombée pendant le jour (v. 246 sq.) (t). Mais il n est dit ici nulle part que Tang-e ressemble au fils de Dieu.

La langue du poète, dans le récit, est d'ordinaire très simple, trop simple même; mais, dans la prière d'Azarie et dans celle des trois jeunes gens (2), elle s'élève très haut, emportée par le souffle de la poésie du livre biblique; et, sans tomber dans le pathos, comme le font si communément les Anglo-Saxons, elle inspire une sorte de recueillement. ïl faut remarquer la naïveté du poète qui, dans celte prière, fait raconter à Azarie, par anticipation, le sort des Juifs après la destruction de Jérusalem : il se lamente à les voir disséminés sur toute la terre, méprisés dans beaucoup de pays et honnis par plus dun peuple (3). — Même dans la suite de la narration, l'auteur en parlant de Nabuchodonosor, s'écarte quelque peu de la Bible : c'est ainsi que le monarque, devenu fou, n'est plus comparé à un bœuf mais à un cerf, ce qui est plus poétique (v. Ö74) ; il omet aussi le passage de la Bible où il est dit qu'une voix céleste annonce son malheur à Nabuchodonosor (c. iv, v. 28 sq.) ; c'est ainsi également que ce roi raconte à ses gens sa longue pérégrination avec les bètes sauvages (v. 640 s.)

1. Cf. c. III, V. 50, de la Bible : « Et fecit medium fornacis quasi ventum roris flantpfn, »

2, Ces prières se trouvent, avec le récit biblique qui les suit et qui va jusqu'à la sortie des trois jeunes gens de la fournaise, dans une autre rédaction contenue dans le mss. d'Exeler. Elle concorde presque mot pour mot en grande partie av^c la rédaction du mss. d"Oxford jusque dans le début de la deuxième prière {O.rf. v. 365, et Exet. v. 75): mais ensuite elle s'en écarte davantage, parfois même complètement; elle contient notammen! de longues additions, des développements prolixes d'ordre d'idées qui ne sont qu'mdiqués dans la Bible, comme, par exemple, au v. 80 sq. L'auteur de la rédaction d'Exeter a eu lui aussi directement la Bible sous les yeux; il en fait même une citation latine (v. 200); çà et là, il se rattache plus étroitement au récit biblique, quelquefois il s'en éloigne plus que le texte d'Oxford. Le récit de la fin en est, dans l'expression, complètement indépendant. La ré.laciioii d'Exeler se trouve aussi dans la Bibliothèque de Grein, vol. I, p. 115 sq.

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