‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 210 sur 311 · Cf. Zint, Op. c, p · texte numérisé non relu

Cf. Zint, Op. c, p

3. C'est ce qui semble résulter de la manière dont il est parlé ici de Ollion^ V. 77 sq. (spécialement du mot ejus) et V. 570 sq. — Au v. 87 sq., le poète renvoie au poème consacré à ses exploits. Cf. aussi Kopke, p. 118.

4. Édité aussi par Pertz dans : Monum. Gcrtnaii. hist., Soipf. IV; p. 306 sq.

5. Ce n'est indiqué. l'I est vrai, que d'une manière indirecte (v. 67 sq.)^ La description de l'extérieur de saint Jean-Baptiste (v. 49 sq.) n'est peut-être pas sans valeur par rapport aux arts plastiques de cette époque.

Au delà du Ganda, petit affluent de la Leirie (à Brunshausen)(l), le duc possédait une petite église, et c'est là qu'on prépara provisoirement un asile pour les jeunes vierges que réunissait la communauté d'une vie pieuse (v. 110 sq.). Ludolphe désigna sa fille, Hathumod, pour en être l'abbesse, et il la confia d'abord au monastère de Herford, où elle devait faire son éducation (2). Ensuite, le duc et sa femme se rendirent à Rome pour demander au pape Sergius (3) des reliques pour le monastère qu'ils voulaient fonder, et pour le mettre sous sa juridiction immédiate (4). Leur désir fut satisfait. Us retournèrent chez eux avec des reliques de saint Anastase et de saint Innocent. On ne tarda pas non plus à découvrir un endroit favorable pour établir le monastère et son église^ dans une forêt environnée de collines et près d'une villa de Ludolphe, aux environs de Brunshausen (v. 192 sq.). De nombreuses lumières, qui brillèrent pendant la nuit, à l'époque de la Toussaint, indiquèrent cet emplacement. Le bois est essarté et l'on commence les constructions ; mais, avec le temps, les pierres viennent à manquer. Alors un nouveau miracle vient au secours de l'entreprise, car une blanche colombe monire à l'abbesse le chemin d'une carrière cachée. Lmdolphe ne vit pas l'achèvement de son entreprise ; mais il la recommanda à son fils, et, plus tard, il fut enseveli dans la nouvelle église ; sa fille, Liutgarde, qui avait épousé le jeune roi Louis, fils de Louis le Germanique, accorda aussi des secours. A la mort de Hathumod elle-même, qui arriva dix ans plus tard (874), la construction n'était pas encore terminée. La consécration neut lieu qu'en 881, sous son successeur, Gerberge 1" (v. 381 sq.). Cette fille de Ludolphe avait été fiancée à un grand, Bernhard ; mais elle s'était consacrée à Dieu en secret. Bernhard ne voulait pas pour cela rompre son engagement : la mort se chargea de le faire, car il périt dans une guerre. Tou-

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