Hoc recloris apostolici solum dilioni
Tradimus ad defendendum pariterque regendum. V. 160 sq. La réponse du pape correspond également à celte interprétation (V. 184 sq.).
[313-314.] nRosviTA : de primordiis coenoüii gand. 339
tefois, la vraie directrice du couvent, dès le début et même sous Gerberg'C;, comme aussi après sa mort (897), sous sa sœur Cliristiana, fut la vieille duchesse Oda, vrai modèle de la femme allemande (1) : elle accrut aussi les possessions du monastère, soit par ses propres donations, soit par celles qu'elle fit faire à sa famille. Elle gagna surtout à la nouvelle fondation la faveur de son gendre, le roi Louis. En montrant tant de zèle, elle répondait parfaitement aux vues de son fils, le pieux ducOthon, dont la mort (912) fut pleurée amèrement par les religieuses, ainsi que le poète le raconte en détail. Huit jours auparavant, il avait eu le bonheur de voir la naissance de son petit-fils Othon (le Grand). — Hrostvitha parle encore de la mort de Oda, à l'âg-e de cent sept ans (913)^ et de celle de l'abbesse Cliristiana (919), et elle termine par une prière pour sa félicité et celle de ses sœurs.
C'est avec raison que Hrostvitha termine ici son poème sur l'origine de Gandersheim : la mort de Christiania en forme la conclusion toute naturelle, car, jusqu'à Gerberge H, aucune abbesse de la maison de Dudolphe ne lui succéda plus. Jusquelà, la direction du monastère avait été tout entière dans les mains de la famille qui l'avait fondé, et en particulier dans celles de la mère Oda. En arrêtant donc là l'histoire du monastère, l'auteur montre, une fois de plus, l'intérêt personnel qu'elle prend à la maison royale : elle met en même temps en relief le sentiment de l'unité de composition ; et c'est là une qualité qui dislingue ce petit ouvrage de maints poèmes historiques anciens et des chroniques rimées qui parurent plus tard. On y voit également le talent de narration de Fauteur, notamment dans les légendes auxquelles elle aime à réserver les plus belles couleurs de sa palelte. Il est à peine besoin de dire que ce poème a une valeur multiple comme source historique.