V., par exemple, strophe 22, v. 3 sq
5. G. Paris l'a prouvé dans son édition. Les formes provençales que nous trouvons dans le mss. doivent être mises sur le compte de la tradition, quoique le dialecte du nord de ce poème présente quelques traits de parente avec la langue du midi.
6. Dans: Diez, Zwei altromanische Geditche. — G. Paris, Irt vie de saint
394 LITTÉRATURE FRAN(AISfc: [36Ö-366.]
strophe vingt-sixième, dans laquelle le poète annonce lui-même à son public la Passion de saint Léger (1).
En voici le contenu, dans ses lignes principales : Léger, de naissance illustre, est amené par ses parents à la cour du roi Lothaire IL qui donnne l'enfant à Didon (son oncle , évêqne de Poitiers, pour Télever et le former à l'état ecclésiastique ; celui-ci le garde auprès de lui, jusqu'à ce qu'il devienne abbé de Saint-Maxence. Il se distingue si bien par sa vertu et son éloquence, que le roi (c'est maintenant Lothaire III) (2), l'appelle dans son entourage et le nomme évêque d'Autun. Mais, après la mort de Lothaire. les barons élurent roi le Franc
Ghilpéric III (Ghildéric) (3), l'aîné des deux frères de Lothaire (qui régnait en Austrasie). Seul, le comte Ebroin (le majordome) était pour Théodoric (le frère cadet) : Ebroin dut se retirer dans un cloître (Luxovium) ; mais Chijpéric choisit Léger comme son conseiller. Le roi gouverna admirablement bien, aussi longtemps qu'il suivit ses conseils. Mais un ennemi de Dieu accusa le saint auprès de lui (str. 13). Léger, craignant sa colère, se retira dans le monastère de Luxovium. Il y rencontra Ebroin, que la jalousie avait indisposé contre lui; mais le saint lui fit de telles exhortations qu'un simulacre de paix régna entre eux. Cependant, Ghilpéric meurt, et les deux adversaires retournent à leurs « hommages » (Jionors). Mais Ebroin rassemble une armée, met le pays à feu et à sang et assiège le saint dans Autun sir. 24 . Pour épargner la ruine de la ville, Léger se rend, accompagné de son clergé, dans le camp ennemi afin d'implorer la clémence du comte; mais Ebroin le fait saisir et mettre aux fers.
Ici, se termine la première partie; la deuxième raconte le martyre de saint Léger. Sur Tordre d'Ebroin, on lui arrache
Léger, texte revu sur le mss. de Clermonl-Ferrand (Romania, 1872, p. 237 sq.).
1. Il montre aussi les deux parties dans la deuxième strophe. La deuxième partie commence (d'après le manuscrit) : « Hor en aurez las poenas grans. »