V. vol. I, p. 454 sq. (paginât, allem
4. Il s'agit d'Ekkeliart et vraisemblablement d'Ekkehart II. V. la remar-
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il ressemble si fort à celui de l'Ancien Testament, que, s'il était permis de croire à la mélempsychose de Pythagore, on dirait que l'âme de ce juif circoncis habite dans son corps. C'est ainsi que ce voleur de l'Ancien Testament doit fournir à Gunzo les matériaux pour sa polémique contre le magister de Saint- Gall(l), et cette polémique est violente au point d'en venir aux voies de fait : témoin le soufflet rappelé par un vers de Juvénal (2). Dans une troisième partie, notre auteur s'étend sur les sept arts libéraux et aborde certaines questions ardues, pour montrer son érudition vis-à-vis du magister de Saint- Gall, qui n'est que grammairien, comme si quelqu'un était capable de posséder complètement un de ces arts sans avoir étudié les autres. Mais Gunzo termine sa lettre par une prière adressée à Dieu pour ses ennemis, et cette prière est en vers et comprend trente et un hexamètres (3), afin de montrer apparemment qu'il s^'entendait aussi à Tart métrique.
Le Lorrain Ratherius, était bien plus fécond que ces auteurs. Ses ouvrages ont une originalité particulière, qui provient de leur caractère subjectif, On dirait presque qu'ils sont le produit de sa vie orageuse et très agitée.
Rather (4), de race illustre, naquit dans le diocèse de Liège, peut-être même dans cette ville, vers l'an 890. Destiné à la vie religieuse dès son enfance, il fut accueilli de bonne heure dans le monastère de Lobbes, sur la Sambre. Doué d'une excellente mémoire, il montra beaucoup de talent pour les études
que de iMeyer von Knonau à la page 327 de son édit. de EkkeharL IV. Casus S. Gain. — Il y montre aussi que Gunzo ne vint à Sainl-Gall qu'en janvier 965.
1. On y voit bien l'orgueil de l'Italien, quand il dit, en comparant les deux Achar : « Curtavit ille (celui de la Bible) furto rempubiicam, rempublicam multo magis iste (Ekkehart) curlare voluit, quando accepte ilinere me removere tentavit. Seiet forsitan et ipse quantum damnum reipublicae inferre voluit, cum postquam veni, quid utile egerim, cognoverit. »