‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 257 sur 311 · V. ci-dessus, p. 357. (pagin. allem · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p. 357. (pagin. allem

2. L. IV, ch. XXXVII. Comme supplément, viennent ensuite un certain nombre de chapitres qui traitent d'églises, de monastères, de saints, de miracles et de visions.

une ligne de démarcation. Le deuxième livre (vingt chapitres) est consacré à ses successeurs jusqu'à Ilincmar, tandis que le troisième (trente chapitres) n'a tout entier pour sujet que l'activité extraordinaire de ce grand évêque, le plus grand des archevêques de Reims. Enfin le quatrième livre (cinquante-trois chapitres) va de la mort dTlincmar, arrivée en 882, jusqu'à la fin de l'ouvrage : il comprend l'épiscopat de Fulcon, ceux de Herivaeus, de Seulf etd'Artold, comme aussi celui de son antagoniste Hugon, sous lequel l'auteur luimême appartenait à l'église de Reims. Dans le dernier livre, Flodoard traite donc de l'histoire de son temps; aussi Texécution diffère-t-elle essentiellement de celle des trois premiers livres. Dans ceux-ci, l'auteur puise ses matériaux en partie dans les livres, en partie — et c'est là ce qui en fait la grande valeur — dans les archives de l'église, se contentant de reproduire ces dernières textuellement et d'abréger fréquemment les matériaux empruntés aux livres. C'est ainsi qu'en exposant l'histoire des origines de Reims, au début du livre premier (1)^ il nous donne des extraits de Tite-Live^ de saint Isidore^ d'Eutrope, d'Ethicus, de Caesar et de Lucain. Ce sont ensuite des Vies de Saints et des Passions qui lui fournissent les sources où il puise pour l'histoire des premiers évêques et martyrs de l'église, parmi lesquels saint Nicaise occupe une place toute spéciale. Puis, c'est la vie de saint Rémi, par Hincmar, qui forme la source principale. L'auteur ne fait qu'y ajouter le testament du Saint, qu'il trouva dans les archives, et il l'y ajoute sans en rien retrancher dans son texte complet, qui comprend cinq pages et demie in-folio : c'est là un document apocryphe ; mais il ne manque pas d'intérêt au point de vue historique. A partir du deuxième livre, l'auteur puise de plus en plus dans les archives, source qui coulait de jour en jour plus abondamment, et il nous donne des extraits, des regestes, et des chartes entières (diplômes, actes synodaux, lettres, etc.). Arrivé au

\. Notre auteur ne fait point reoionter ces origines, « d'après l'opinion généralement admise », à Remus, frère de Romulus, mais seulement à des soldats qui avaient déserté ses drapeaux.

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