‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 260 sur 311 · VIE DE LIUDPRAND · texte numérisé non relu

VIE DE LIUDPRAND

cour le rendait apte à la carrière diplomatique : il y débuta sous Bérenger, successeur d'IIugon. Il reçut un emploi dans la chancellerie secrète du roi, et^ en 949, il fut envoyé comme ambassadeur à Byzance, oii il étudia la langue grecque, dont il aime tant à faire parade dans ses ouvrages. Mais, après son retour, il se brouilla, on ne sait pour quel motif, avec son seigneur et maître, et il dut quitter sa patrie.

C'est donc ainsi que, en 956, Liudprand fit son apparition à la cour d'Otlion le Grand, où il se lia d'amitié avec l'ambassadeur d'Abderrahman, Recemund^ évèque d'Elvire : c'est à l'instigation de ce dernier qu'il entreprit, deux ans plus lard il est vrai, son principal ouvrage, Antapodosis. En 961, après la campagne victorieuse d'Othon en Italie, Liudprand put enfin revenir dans sa patrie, où, grâce à la faveur d'Othon, il reçut l'évêché de Crémone. Il rendit, en retour, des services importants à l'empereur : par exemple, en 963, alors qu'il était chargé d'un message pour le pape Jean XII, comme aussi en qualité d'interprète dans le synode de Rome. Dans les années suivantes, nous le voyons également jouer un rôle actif, soit comme ambassadeur, soit dans les synodes tenus pour le règlement des affaires ecclésiastiques en Italie (1). Au printemps de 968, Olhon l'envoya, en qualité d'ambassadeur, à Constanlinople : il avait pour mission d'y négocier avec l'empereur Nicéphore le mariage du monarque avec Théophanu, qui devint plus tard l'épouse d'Othon IL Liudprand décrivit l'insuccès de sa mission dans une relation [Relatio) qu'il envoya aux deux Othon. Peut-être eut-il encore la satisfaction, en 971, d'aller chercher, en compagnie de Géron, archevêque de Cologne, la fiancée d'Othon II à Byzance, lorsque^ après la chute de Nicéphore, son successeur Jean donna son assentiment au mariage. Liudprand mourut, à ce qu'il semble, au commencement de l'année suivante (2).

Le plus important de ses ouvrages, c'est son Antapodosis, dans lequel, conformément à la demande de Rccemund (3),

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