V. les détails dans la Préface de Dümmler, p. vu sq
2. La dernière nouvelle certaine de lui est du printemps de 970.
3. ... u Petitionen! tuam, qua totius Europae me impefatorum regumque facta sicut is, qui non auditu dubius, sed visione certus, ponere compelle-
il entreprend de raconter l'histoire de l'Europe, depuis l'année 888 jusqu'à son époque. Mais il ne l'a pas terminé, et il cesse son récit au milieu du livre sixième, alors qu'il nous relatait ses propres impressions dans son premier voyag-e à Constantinople, en 9o0. Dans sa dédicace à Recemund, au début du livre troisième, Fauteur explique le titre surprenant de son livre, comme il le remarque lui-même; il le rend par le mot retributio. Cet ouvrage, en effet, a pour but de rendre à chacun selon ses œuvres : ses ennemis, Béreng-er surtout et son épouse Yilla, cette autre Isabelle, comme aussi ses amis, y trouveront la récompense de ce qu'ils ont fait pour lui. Mais outre ce motif personnel, qui ne pouvait le guider que dans les derniers livres, il en a eu un autre bien plus élevé et qu'il développe déjà dans le chapitre premier du premier livre, c'est l'idée de la justice divine et la pensée que l'histoire universelle n'est autre chose que le jugement universel; ce qu'il veut démontrer, c'est la justice du Tout-Puissant qui récompense les bons et punit les méchants. Et pour nous prouver clairement ce qu'il pense (1) , il procède par un exemple. 11 nous raconte, dans les chapitres suivants, la conquête de Fraxinetum par une poignée de Sarrazins, en 888. Ils ne purent s'y fixer que grâce à la désunion que l'envie avait semée parmi les habitants du pays, lesquels ne craignirent même pas, pour perdre leurs voisins, d'appeler les Sarrazins eux-mêmes à leur secours. Les malheurs qui fondirent avec eux sur le pays semblent donc être le juste châtiment que méritaient les habitants. C'est avec cette pensée que Liudprand cherchait une consolation dans l'histoire, lorsqu'il mit la main à l'œuvre pendant son exil. Cet exil, du reste, était très pénible pour lui; il l'était même d'autant plus que le début de sa carrière politique avait été plus brillant et avait dû lui faire concevoir les plus belles espérances. Il se compara sans doute à Boèce dont il mentionne, dès les premières lignes, la Consolation de la j^hilosojjJiie, ouvrage que d'ailleurs VAiitapo-
bas. » (I. I, c. 1.) Qu'il soit ici question de l'histoire contemporaine, c'est ce que montre suffisamment la phrase is, etc.
1. « Ut autem evidens ex innumeris subdatur exemplum, me tacente Joquetur oppidum vocabulo Fraxinetum », etc. • •