‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 264 sur 311 · Cf., avec cela, c. xl · texte numérisé non relu

Cf., avec cela, c. xl

2. Mais non pas celte du Romain, que Liudprand méprise plutôt qu'il ne festime. (V. c. xii).

repousser toutes les plaintes qu'on produisait dans une forme blessante ; mais ce n'est pas en opposant la dérision à la raillerie qu'il pouvait réussir dans la mission qu'on lui avait confiée. C'est sur l'empereur Nicéphore qu'il déverse, pour ainsi dire^ tout son fiel : c'est lui qui est cause de ce manque d'égards, de ce dédain qu'on lui témoigna ; ajoutez à cela qu'on le retint pendant de longs mois prisonnier : l'extérieur et le caractère de ce prince sont la cible que vise son sarcasme. Malgré toutes les exagérations, cette relation nous offre cependant un tableau fort intéressant de la cour romaine d'Orient, et nous permet de jeter un regard profond dans les dessous de la baute société de Byzance (1). On lit également avec le plus grand intérêt le récit du retour de l'auteur, retour qui eut lieu, de Constantinople à Lépante, presque toujours par la voie de terre, et qui fut suivi de fatigues de toute sorte (c. l). Mais la relation ne va que jusqu'au départ de Liudprand de Gorfou (janvier 969) ; là, elle s'arrête soudain. — Malgré les faiblesses du caractère de l'auteur, ce qui nous attacbe^ dans cet écrit, c'est sa personnalité pleine d'énergie et d'esprit. Par maints traits (2), elle nous rappelle les bumanistes postérieurs de l'Italie, et Liudprand est, pour cette époque, un pbénomène fort original et en même temps tout à fait propre à la nation italienne.

Page 1