‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 275 sur 311 · JEAN DE SATNT-ARNULF · texte numérisé non relu

JEAN DE SATNT-ARNULF

il essaya de mettre en pratique sa résolution, d'abord dans une cellule, à Melz, et ensuite, auprès de deux ermites, dont l'un était aussi grossier et ignorant que l'autre (IluniJjcrt) était distingué par son savoir théologique. Mais un Breton, un savant nommé André, qui, à l'approche des Normands, avait quitté sa patrie et s'était réfugié avec plusieurs de ses compatriotes auprès de l'évêque Dadon, détermina Jean à faire le voyage de Rome : c'est à cette occasion qu'il visita le célèbre monastère du Mont-Cassin (c. xxv). De retour cbez lui, Jean vécut dans un ascétisme sévère, jusqu'à ce que, en compagnie de quelques amis, parmi lesquels le plus éminent de tous était le savant Einold (1), archidiacre de Toul (c. xxix), il prit la résolution de fonder un monastère et de se rendre à cet effet en Italie, dont le sol fournit aisément de quoi vivre (c. xxxiv). Mais Adalbéron (2), évêque de Metz, ayant entendu parler de ce projet, songea à retenir dans son diocèse ces hommes pieux, et mit à leur disposition le monastère de Gorze, que possédait un abbé laïque (3). On en prit possession, en 933, Einold en fut élu abbé; et ce fut parce monastère que la réforme commença en Lorraine (c. xun sq.). Jean lui donna tous ses biens et toutes ses propriétés (c. xlv) (4).

Là s'arrêtait l'ouvrage primitif. Les chapitres qui suivent nous disent pourquoi l'auteur l'avait interrompu et à quelle occasion il le reprit. Avant de revenir à l'histoire de son héros, il nous donne des nouvelles détaillées concernant les moines marquants de l'époque de Jean, comme aussi de ceux qui vécurent plus tard. Ce long épisode va du chapitre cinquante au chapitre soixante et onze. C'est ainsi qu'il nous cite successivement : Humbert, qui devint abbé de Saint-Évre; Andreas — appelé à Rome par le pape et qui y réforma le monastère de Saint-Paul ; — Odilon, qui fut appelé à réformer le monastère de Stablon, dont il devint abbé (c. lvi) ; Angilram, qui avait

1. Einoldusel Eglnoldus, ainsi que l'écrit la Vie; d'après Scliultze (p. 32), les documents publics portent Agenoldus.

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