V. Schultze p. 33. Cf. Vita Joannis, c. xxxv
4. En faisant toutefois une certaine part pour ses proches parents; lorsque sa mère devint veuve, il prit également soin de son entretien. C'est là encore un trait qui peint son caractère.
été primicier de Metz, homme fort riche et de haute naissance, qui ne voulait pas d'abord se soumettre à la vie sévère du monastère, mais qui n'en devint dans la suite que plus ascétique (c. Lvu sq.) ; Ansteus, parent d'Einold. qui se distingua par les connaissances qu'il avait en architecture et par son éloquence, et qui devint abbé de Saint-Arnulf (c. lxvi sq ) ; Blidulf, homme très riche et d'une noble naissance et qui était archidiacre de Metz; un élève même de saint Rémi, lequel surpassait tous les autres religieux par la culture de son esprit; ensuite, un moine de Fulda, Gundelach, qui mena plus tard, dans les Vosges, avec Blidulf, une vie toute ascétique (c. Lxix sq.); et enfin, deux chanoines de Verdun, Isaac et Odolbert (c. lxxi). L'auteur nous donne, sur tous ces personnages, des renseignements intéressants et en partie très détaillés (1), et cela non seulement^ ainsi que nous Favons déjà laissé entrevoir, par rapport à l'extension de la vie ascétique et de la réforme des monastères, mais encore au point de vue de rhistoire de la civilisation.
Ce n'est qu'au chapitre soixante-douze que l'auteur revient à Jean; il nous dépeint sa vie si édifiante comme moine, et nous vante surtout son obéissance : il accepte sans murmurer une dignité après l'autre, devient prévôt, ensuite doyen, puis cellérier; sa patience et son humilité résistent à toutes les épreuves. Ascète, rigide pour lui-même, il était indulgent pour les autres; ce qu'il abhorrait par dessus tout, c'étaient la flatterie et le mensonge; il se distinguait par le jeune et la prière. Voilà ce que l'auteur nous en dit, avec des détails qui nous montrent la discipline d^un monastère réformé (2). Il nous parle ensuite (c. Lxxxni sq.) de ses nombreuses connaissances théologiques. Il savait presque par cœur les Morales [Moralia] de saint Grégoire. Il étudiait aussi les ouvrages de saint Augustin et de saint Jérôme; bien plus, l'ouvrage du premier sur la Sainte Trinité le conduisit à étudier la philosophie. Il lisait aussi les Vies des Saints. Et avec tout cela l'administration des afl^aires extérieures [res exteriores) du monastère reposait
1. Par exemple, sur Humbert (c. li sq.), sur Angilrara et Ansteus.