V. Schultze, Oj). c, p. 36 sq
5. V., là-dessus, la dissertation de Scbultze dans N. Archiv., vol. IX, p. 495 sq. : War Joannes von Gorie historischer Schriftsteller ?
[459-460.] GERfiARD : vita s. oudalrici 495
tique; c'est celle de saint Ulrich, Vita S. Oiidalnct{\), évoque d'Augsbourg. Elle fut composée, de 983 à 993, par le prévôt de l'égiise cathédrale de celte ville, Gerhard, qui avait été en relations intimes avec le saint, surtout dans les dernières années de sa vie, comme nous Tappend la Vie elle-même. Nous n'avons point, sur Fauteur, d'autres renseignements que ceux que renferme cet ouvrage. Ainsi que nous h; lisons dans le prologue, il fut porté à écrire son livre parles nombreuses demandes qu'on lui adressait au sujet des miracles du saint; ne pouvant pas répondre à chacune en particulier, il répondit à toutes, en écrivant sa vie.
Le livre débute par une explication du mot Oudalricus, que Tauteur dérive exactement de a paterna hereditate dives, en faisant rapporter ici, pour le saint, le mot paterna à Dieu le Père. Après une courte exposition du contenu des vingt-huit chapitres de ce livre, vient la Vie elle-même.
Ulrich descendait d'une très illustre famille de l'Alemanie; son père était le comte Hupald (de Dillingen); sa mère, une Dietpirch, fille de Burchard, margrave de la Rhétie. Il était encore au berceau, que déjà ses parents le destinaient, paraîtil, au service de l'Église. On l'envoya faire son éducation au monastère de Saint-Gall, « parce qu'il y avait là beaucoup de moines appartenant à la noblesse, beaucoup de piété, et des études solides ». Il fut confié tout particuhèrement au savant grammairien Waninc (2). Les religieux désiraient beaucoup le gagner à leur monastère ; mais la recluse Wiborada, avec laquelle il était en religion (3), l'en dissuada en lui prédisant qu'un jour il recevrait un évêché sur le Lech. Après avoir terminé ses études, il quitta donc Saint-Gall et entra au service
1. Éd. Waitz dans Monum. Gevman. hîstor., Script., t. IV, p. 377 S(j. (Praef.). — J. K^och, Geschichte und Kultus des h. Ulrich, Halle, 1875. (Dissertation.)
2. Il eut aussi Hartman pour maître, notamment dans l'étude de la religion, ainsi que nous l'apprend Ekkehart IV, dans ses Casus S, GnlU (c. Lvii). Les renseignements détaillés qu'il nous donne sur le séjoui' d'Ulrich, à Saint-Gall, et sur les visites qu'il fit dans la suite au monastère, sont un supplément essentiel pour cette Vie. Le commentaire de Meyer von Ivnonau, dans son édition d'Ekkehart, a encore ici une grande valeur.