V., ci-dessus, p. 460' (paginât, allem
Hongrois en 926 : ils ravagèrent le monastère et lui apportèrent à elle-même la mort du martyre qu'elle avait tant désirée. A l'approche de l'ennemi, elle refusa de quitter sa cellule et de se retirer avec les moines dans une forteresse qu'ils avaient construite. L'auteur nous raconte (c. xxv sq.) ce fait avec de vives couleurs (1).
A la fin de cette Yie (c. xl), nous trouvons encore le fait suivant, à savoir que l'évêque d'Augsbourg, Ulrich, à l'occasion d'une visite qu'il fit à Saint-Gall, donna la première impulsion à la composition de la Vie de sainte Wiborada. Ce fut lui, en effet, qui invita à l'écrire le doyen Ekkehart I qui, après une guérison obtenue par l'intercession de la sainte (2), avait fait vœu de faire connaître sa vie : il la commença; mais, toutefois, il ne trouva jamais le temps de la finir. L'ouvrage d'Hartman est écrit dans un style dégagé et correct, pour cette époque ; il nous fournit un témoignage favorable pour la culture littéraire qui subsistait encore toujours dans ce monastère.
Parmi les Vies de saints écrites en Lorraine et dignes d'être mentionnées ici^ la plus intéressante, comme aussi la plus importante est celle de l'écossais Kadroe (3), composée à l'époque d'Othon II (4), et très probablement par un moine de Waussor, près de Dinant, sur la Meuse, à la prière de son abbé Immo, auquel la Vie est adressée. Ainsi qu'il nous le fait remarquer dans la lettre à Tabbé qui accompagne l'envoi du livre, l'auteur a écrit son ouvrage en se basant seulement sur des communications orales : ces communications lui venaient