V. § 5 de la Vie
4. Ed. Pertz dans les Monum. German. histor., ScripLores t. IV, p. 238 sq. — SchuUze, V., ci-dessus, p. 469, rem. 1.
5. Gomme l'a démontré SchulLze, Op. c. Il prouve en même temps que Jean de Gorze ne peut pas être l'auteur des miracles, comme le prétendait Pertz.
celui de la Vie (c. 2 sq.). D'autre part, nous y retrouvons ég-alement, et en partie mot à mot, quatre récits de la vie de Jean, lesquels ont trait aux relations de l'évêque Adalbéron avec le monastère de Gorze (c. vm sq.). Après cela, nous n'avons plus à faire remarquer que la translation des reliques de Sciint Gorgone, de Gorze à Metz, à cause de l'invasion des Hongrois en 919 (c. vn), et la mention de l'autre invasion de ces mêmes Hougrois en 9o4, laquelle est mise ici sur le compte du duc Conrad (c. xx), que l'auteur appelle le plus grand ennemi du monastère (1).
Deux ouvrages de ce genre se rattachent aux deux Vies qui portent le nom de Lupus comme auteur, Tun à la Vie de Wigbert, Vita Wigberti, qui a été sûrement composée par le célèbre abbé de Ferneres; l'autre, à la vie de Maximin, Vita Maximini, qui peut-être est sortie également de sa plume (2). Le premier de ces deux ouvrages, les miracles de Wigbert, Miraciila Wzgberti(3), a été écrit par un moine du monastère de Hersfeld, monastère qui possédait les reliques de Wigbert et avait donné lieu à l'écrit de Loup. On doit le faire remonter au commencement du règne d'Othon le Grand. Il nous relate notamment des miracles que l'auteur vit opérer lui-même ou qu'il entendit raconter par des contemporains. Au début, il nous indique le motif qui lui a fait prendre la plume : s'appuyant sur les guérisons corporelles opérées par les reliques du saint, il crut prouver ce que Wigbert peut faire pour le salut des âmes ; aussi doit-on le prier assidûment. De tels ouvrages avaient pour but de donner encore plus d'extension au culte des saints. Dans ce livre, on distingue deux parties (4) : jusqu'au chapitre douzième^, le sujet consiste à raconter les miracles où se manifestait le secours du Saint; à partir de là, par contre, l'auteur se borne à nous montrer à quel point le Saiut s'entendait à châtier. Ce qu'il y a d'intéressant, au point de vue de l'histoire, c'est d'y trouver la mention de la fortifi-