Cf., ci-dessus p
4. Je veux dire à cause du nom de Syrus qui, autant que je le sache, ne se rencontre que pour des Saints de l'Italie.
5. Dans Mabiilon, Acta SS. ord, s. Bened., l. c, T. \ll, p. 14S sq. (tt. ihid., p. 122).
dont j'ai profité pour l'esquisse biographique donnée ci-dessus (1). Il était de Rome, et chanoine dans cette ville, lorsque Odon fît sa connaissance : Jean le suivit à Pavie où il prit Thabit religieux. Pendant deux ans il fut le compagnon d'Odon et Tescorta dans tous ses voyages. Ce qu'il lui entendit raconter de sa vie forme le principal contenu de son ouvrage, qu'il dédia à des moines de Salerne qui l'avaient prié de leur donner une esquisse de ses souvenirs. Cette Yie forme un ouvrage considérable, car il contient des digressions qui, pour être nombreuses, ne manquent parfois pas d'intérêt. 11 se divise aussi en trois livres. Le premier va jusqu'à l'élection d'Odon à la dignité d'abbé; le second et le troisième ne sont délimités par aucun fait chronologique, et, dans l'un et l'autre, on trouve assez peu de suite pour l'ordre du temps : l'on peut même dire que des données chronologiques plus exactes y font généralement défaut, ainsi que cela a lieu si souvent dans les biographies des Saints. A tout prendre, cet ouvrage laisse l'impression d'un compte-rendu fidèle, relevé parla simplicité du style, en sorte qu'il est, pour la biographie du célèbre réformateur des monastères, une source très importante où l'on trouve des communications très intéressantes sur l'histoire de la civilisation.
L'autre Yie accuse, par contre, des prétentions littéraires bien plus grandes; elle a pour auteur un moine nommé Syrus (2) qui était intimement lié avec le successeur de Majolus , Odilon , auquel il adressa son ouvrage. La lettre qui l'accompagnait nous apprend qu'il l'acheva à la prière d'Odilon ; un voyage qu'il avait entrepris en Italie l'avait empêché, en effet, d'y mettre la dernière main. Mais ce n'est point encore sous cette forme qu'il devait être édité, car, ainsi que nous l'apprenons d'un document postérieur, il fut complété après la mort de Syrus par un certain Adebald que nous ne connaissons pas d'ailleurs (3).