Il devint évêque de Cantorbéry, en l'an 1006. ,^. • i
5. Ce fra^-mentse trouve aussi dans Mabillon (/. c, p. 620 sq.) ; Wright op. c, nous en communique un autre, presque aussi grand, emprunte au milieu du poème.
o36 LITTÉRATURE LATINE [497-498.]
contenu offre même un intérêt particulier pour l'histoire de la civilisation.
L'auteur, qui se fait connaître ici comme chantre (cantor), commence par offrir ses vœux les meilleurs à l'évêque et lui recommander son poème. Vient ensuite le panégyrique d'Aelfeah, qui continue les constructions entreprises à Winchester par son prédécesseur Aethelwold. Il fit orner, à l'intérieur et à l'extérieur, le (vieux) monastère qu'Aethelwold avait restauré autrefois. Le poète entend par là, en premier lieu, l'ég-lise du monastère restaurée par ce prélat et qui fut consacrée solennellement en980, ainsi que le raconteWulfstan lui-même dans sa biographie d'Aethelwold. Le poème qu'il composa pour celte solennité et qu'il nous communique aussi dans la hiographie mentionnée, est enclavé encore ici tout entier, à Texception du premier distique. — Il ne comprend pas moins de soixante-dix vers : l'auteur (1) y décrit les constructions nouvelles, ainsi que les fêtes qui eurent lieu à l'occasion de cette dédicace. Ensuite, il nous raconte que Aelfeah mena à bonne fin les constructions commencées par Aethelwold : il ajouta à la cathédrale maintes « cryptes secrètes »^ ouvrage d'un (c génie de Daedale », de sorte que quiconque osait s'y aventurer sans les connaître, n'en trouvait point l'issue (2). Aelfeah fit aussi agrandir l'orgue, cet orgue incomparable qui n'avait point son pareil. Ici, notre chantre nous en fait une description très exacte, et je la regarde assez importante pour trouver place dans une remarque (3). C'est avec un certain