‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 299 sur 311 · Voy. notamment · texte numérisé non relu

Voy. notamment

5. Acla SS. s. Bened., Saec. V, p. 639 sq. daiic la préface de la Vie de Dunstan, par Osbern. Le seul motif est que, dans le prologue de celte biographie, le nom de l'auteur est désigné par un B (omnium extimus sacerdotura B.) et que Bridfert vivait à l'époque où elle fut composée.

6. C'est ainsi qu'est écrit ce nom dans les gloses; il semblerait plus correct d'écrire Byrhtferd: V., à son sujet, Wright, l. c , p. 474 sq.

7. A la suite de ces ouvrages de Bède, et entre autres dans l'édit'on de la Patrologie latine, de Migne, t. XC, p. 187 sq., cf. Vol. I, p. 610 et p. 604 sq.

[505-ü06.] HHIDFliHT. IIDi:.NSTAN fJif;

fait ses études. Ses commenlaires, qui sont apparemment le fruit de l'enseignement de l'école du monastère, contiennent en partie des explications développées des sentences de Bède, en partie des développements qui les appuient, et dans lesquelles Fauteur montre les lectures qu'il avait, dans la littérature latine, soit des classiques, soit des Pères. Mais les gloses de l'ouvrage nommé en premier lieu ne vont que jusqu'au chapitre trente-cinq. On lui attribue également d'autres commentaires (1). Quelque instructifs que soient ces travaux de Bridferth, pour la connaissance de l'état des sciences mathématiques et naturelles à cette époque, ils ont néanmoins trop peu de rapports à la littérature générale, et, par suite, au plan de notre ouvrage, pour trouver place ici.

Dans le domaine didactique de la littérature latine des Anglo-Saxons, nous avons à parler encore de Dtfustdn (2) luimême, à qui on a attribué différents ouvrages de cette nature, avec bien peu de fondement, il est vrai; ainsi qu'un commentaire très détaillé de la règle de saint Benoît. On pourrait, avec plus de raison, lui attribuer la paternité de l'ouvrage intitulé : Regularis Concordia Anglicae nationis monachonim sanctiïtionialiumque , appelé généralement Liber consuetudinum. C'est un recueil de préceptes ayant force de loi pour tous les monastères de TAngieterre et relatifs à l'unité du service divin et autres observances. Il fut composé, d'après les us et coutumes de Fleury et de Gand, proposé par le roi Edgard au synode de Winchester, et adopté par cette assemblée. Il est très probable que le puissant archevêque, de qui dépendait complètement le jeune roi, y collabora ; mais il appert néanmoins, d un extrait fait par Aelfric, qu'Aelhelwold en était

1. Les Mélanges anglo-saxons, avec intercalation de texte latin, ouvrage qui traite des années, des mois, des alphabets, des poids, des nombres et d'autres choses encore, appartient-il à Bridferth, ainsi que Kluge le lui attribue, et dans quelle mesure peut-il lui appartenir? C'est ce qu'on ne saurait décider d'après les simples communications du texte anglo-saxon que Kluge nous communique dans VAnglia (Vol. VIII, p. 298 sq.). Kluge du reste s'est abstenu provisoirement de nous donner d'autres renseignements. Y., du reste, au sujet de cet ouvrage, Wülker, Griniflrhs, p. 506 sq.

2. Wright, l. c, p. 458 sq. '< Regularis Concordia ^\ dans Migne, Pa/rn/. laL, t. CXXXVII, p. 475 sq.

546 LITTÉRATURE ANGLO-SAXONNE [^i07]

l'auteur (1). C'est à peine si on doit le considérer comme un ouvrage littéraire. Dans un manuscrit, on le trouve agrémenté d'une version interlinéaire angio-saxonne (2).

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