V. la préface latine du premier recueil
[.^11-512] AELFRIC : HOMÉLIES .^»r)!
part dos sermons du deuxième sont plutôt destinés à d'aulres fêtes que ceux du premier; c'est ce qui a lieu surtout pour les fêtes des saints qu'on célébrait alors d'nne manière générale eu Angleterre : ainsi que nous l'avons fait remarquer ci-dessus, il y est en effet seulement question do celles-là. Voilà que nous trouvons dans le premier recueil, outre saint Jean-Baptiste, le prince des apôtres, saint Etienne, saint Laurent, saint Clément, saint André, saint Barthélémy; il y a de plus la fête des Saints Innocents et de saint Michel- Archang-e (la dédicace de son église sur le mont Garganus); dans le deuxième, par contre, il y a des sermons pour l'Invention de la Sainte-Croix (19) et pour les Sept-Dormants (32) ; il y en a ensuite pour la fête des saints Grégoire, Cutliberl, Benoît, Philippe et Jacques, Simon et Judes, apôtres, saint Mathieu, saint Alexandre, saint Event et saint Théodule, et enfin saint Martin (i). Aelfric nomme dans la préface du premier recueil les auteurs qu'il a suivis dans les explications; ce sont : saint Augustin, saint Jérôme, Bède, saint Grégoire, Smaragd et « parfois )>, ajoute-t-il, Haimon. Mais ce sont surtout les Homélies de saint Grégoire sur les Évangiles qu'il a mises à profit. Ces auteurs, il les a traduits de la manière que nous avons indiquée ci-dessus. Il en est de même des
légendes.
Le troisième recueil lui-même, celui des « Pasràons » contient deux préfaces, Tune en latin, l'autre en anglo-saxon. Cette dernière est adressée à l'Ealdorman Aethelweitl. C'est à sa prière et à celle du Than Aethelmer, ainsi que nous l'apprenons dans cette préface, qu'Aelfric composa ce livre, dans le but de fortifier la foi. Dans celle qui est écrite en latin, comme aussi dans celle qui l'est en anglo-saxon, l'auteur, nous l'avons déjà indiqué, limite son sujet, par rapport aux deux recueils précédents, aux saints, « que les moines, et non le peuple, célèbrent par le service divin. » Malgré cela, il se
1. La liste de ces noms en même temps que de ceux dont il est question dans les «Bücklings Homilies » (v. p. 508), nous montre quelles fêtes .les saints étaient célébrées d'une manière générale, dans l'Kglise d Angleterre, à la fin du x^ siècle.
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trouve dans les Irentc-six pièces du livre, non seulement deux fêtes (les Sept-Dormants et saint Martin) en l'honneur des mêmes saints que dans les deux premiers recueils, mais aussi sept sermons sur des textes bibliques et pour des fêtes générales de l'Ég-lise (1). Ce dernier point ne s'explique, pour moi, que de la manière suivante : l'auteur avait l'intention de remplir son recueil, dont les pièces avaient été composées peu à peu, et avaient été éditées même séparément; quant au premier point, bien qu'il contredise le principe déjà posé, il trouve du moins une excuse en ce que les deux pièces nommées^ n'étaient point traitées complètement dans le deuxième recueil (2). L'ordre d'après lequel elles sont rang-ées est encore ici l'année ecclésiastique, et, d'après ce motif, la première est sans doute consacrée à la Nativité du Sauveur, qui est donné comme le chef des saints. Les personnages qui y sont traités sont, outre les deux saints déjà nommés (3) : sainte Eugénie, saint Sébastien, saint Maur, sainte Agnès, sainte Agathe, sainte Lucie, les quarante soldats de Sébaste, saint Gorges, sainl Marc, saint Alhan, sainte Aetheldrytha^ saint Swiihun, saint Apollinaire, les saints Abdon et Sennon, les Machabées, saint Osivald^ la Légion Ihébaine, saint Denys, saint Eustache, saint Eadmimd, sainte Euphrasie, saint Cecilius, Chrysanthe et Daria, l'apôtre saint Thomas. A cette liste il faut ajouter encore la Chaire de saint Pierre et l'Exaltation de la Croix (4). Les sources ou modèles du « traducteur » (car Aelfric ne veut et ne peut être ici autre chose), sont très diverses; c'est ainsi, par exemple, que, pour la vie de sainte