Est-ce d'une manière immédiate? C'est douteux
4. C'est ainsi qu'on y trouve, racontée en détail (v. 243 sq.), la parabole du bon grain, laquelle, il est vrai, est une image très ancienne de l'immortalité.
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aussi, à CG point de vue, des ouvrages authentiques de Cynewulf : on ne saurait lui en attribuer la paternité qu'à la faveur de quelques rapprochements du sujet 1).
La conception typologique que nous avons rencontrée dans la deuxième partie du Phénix est la même que celle qui se trouve dans le Phijsiolocjue : n'est-il pas également question du phénix dans ce dernier? Le premier exemple que nous trouvions, dans les langues populaires, de ce genre littéraire si singulier du moyen âge et qu'on appelle physiologue, a été fourni par la poésie anglo-saxonne ; il ne nous a été conservé, il est vrai, que comme un torso. Toutefois, même ici, cette poésie suit les traces de la littérature chrétiennelatine, qui, elle-même, on est en droit de l'admettre avec certitude, marchait sur les traces de la littérature grecque. L'histoire du « Physiologue » est encore à écrire ; on ne lui a consacré, jusqu'ici, que des articles de détail (2' ; il est vrai d'ajouter que les matériaux sont encore incomplets. Je vais donc me contenter ici d'une esquisse rapide et telle qu'il la faut seulement pour l'intelligence du poème anglo-saxon.
L'essence du Physiologue consiste en ce qne Tauteur fait passer sous nos yeux divers genres des trois règnes de la nature et surtout du règne animal, dont il décrit et explique les qualités étranges d'une manière typologique. C'est surtout cette explication qu'il a en vue, et c'est elle qui a déterminé le choix et la collection des sujets de l'histoire naturelle. Le Physiologue^ et j'entends ici ce genre littéraire en général, est né, si je ne me trompe, de l'explication allégorique de la Bible. Elle s'appliquait aussi aux animaux. Dans l'Évangile de saint Jean, nous voyons déjà l'agneau pascal symboliser le Christ et devenir le type du Sauveur. La langue figurée de l'Ancien Testament, notamment celle des prophètes, donnait des occasions de toutes sortes à une explication pareille : on
^ 1. Par exemple, le passage se référant à Job comparé avec (le poème) Christ (v. 639 sq.). Les arguments queGaebler [Op. cit., p. 525) et d'autres puisent dans la langue n'ont aucune valeur; parfois même ils sont ridicules. Avec de telles raisons on pourrait attribuer tous les ouvrages de Schiller à Gœthe, et tous ceux de Gœthe à Schiller.
2. C'est ainsi que Carus a fait un bon travail préparatoire, dans son livre : Geschichte der Zooloyie. Leipzig 1872, p. 108 sq.