‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 60 sur 311 · Voir ci-dessus, p. 6 sq · texte numérisé non relu

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114 LITTÉRATURE ALLEMANDE t[l0o-l06.]

Nous ne savons rien de l'auteur de ce poème, sinon qu'il fut ecclésiastique : c'est de toute certitude, d'après le caractère de l'ouvrage. Mais il est douteux qu'il ait été invité par Louis le Débonnaire à prendre la plume ainsi que le veut une tradition postérieure (1). Pour moi, un point seul ressort de la tradition, c'est que ce poème fut composé sous le règne de ce monarque. Toutefois, on ne saurait le reculer au delà de 822 2), car le poète a profité du commentaire de Raban.

Sous le règne de Louis le Débonnaire, et sans doute dans les dernières années 3), il nous faut encore placer un poème (4) qui traite de la destinée de lame après la mort, et le fait dans un esprit chrétien et avec l'intention d'exhorter le lecteur à mener sur la terre une vie agréable à Dieu, afin d'échapper à la damnation éternelle. Il ne nous est parvenu que par fragments et encore ceux-ci ne sont-ils pas bien coordonnés; la fin manque, ainsi qu'un cbapitre du milieu et le début, quoique, dans ce dernier, peu de lignes sans doute aient été perdues. En tout, il nous reste de ce poème un peu plus de cent lignes longues.

Nommé Muspilli (.d) par son premier éditeur, ce poème, tel

1. Nous la trouvons dans la 2^ édition de Flacîus IlJyricus ( Catalog. testium reritatU^ 1562) : c'est une préface sans indication de source et elle a pour titre « Praefatio in librum antiquum lingua Saxonica conscriptum »; elle est suivie de « Versus de poeta et interprète hujus codicis .» Il n'est pas invraisemblable que la préface, malgré diverses contradictions éclatantes, se rapporte à Héliand. Toutefois je n'y saurais voir autre chose que ce que j'ai indiqué ci-dessus dans le texte. On trouvera dans l'introduction de Sievers (p. xxv), la bibliographie qui a trait à ce sujet.

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