Par exemple, v. 276 sq
Unius hinc jaculum transmittitur et in apertum Quem subito conans alius clipeare a) migrantem, Nempe cibuni gustat, primus quem repserat ö) ore; Adveniens autem numerum qui clauderet almum, c) Hos nitens geminos auferre latenter, et ipse Perculsus faretra, turri veniam quoque poscit. Glose : a) cantegere, 6) traxerat, c) trinitatem.
2. « Transque natant Sequanam » (dans les bateaux]. Il s'agit donc ici de ce qu'on appela plus tard le « Petit-Pont ».
142 LITTÉRATURE LATLNE [133-134].
le feu^ ils se sauvèrent cramponnés au reste du pont et se rendirent enfin sur la promesse pleine d'encouragements des Danois, qui, ensuite, les égorgèrent sans pitié.
PJus libres dans leurs mouvements, les ennemis pénètrent aussitôt dans la campagne et pillent le pays compris entre la Seine et la Loire (v. o98). C'est en vain que, pendant ce temps, le courageux abbé tente une attaque sur leur camp retranché. Le livre premier se termine par des plaintes sur les dévastations de la Neustrie, à laquelle le poète prête lui-même la parole.
Au livre deuxième, (618 v.), nous apprenons comment le comte Henri, auquel l'empereur avait surtout confié la défense du royaume pendant son voyage à Rome (1), et que Gozlin avait appelé à son secours,, chercha vainement à faire lever le siège de la ville. Les Danois, sous la conduite de Sigfrid, se portent ensuite vers la rive gauche de la Seine, et, autour de l'abbaye de Saint-Germain de Paris, sur son préau même, ils établissent leur camp qu'ils fortifient. L'évêque entre aussitôt en pourparlers avec Sigfrid qui déclare être prêt à se retirer, moyennant une rançon. Mais les siens s'y refusent. Alors Sigfrid les provoque ironiquement à s'emparer de la ville. L'attaque a lieu, en effet; mais, comme elle est repoussée, ce roi de la mer abandonne l'armée des Danois. Par contre, un rude coup frappe les assiégés ; l'évêque, le courageux Gozlin, meurt, à la joie extrême des assiégeants.
Arrivé là dans son récit, l'auteur y encadre, sous forme d'épisode, l'histoire des miracles que saint Germain opéra à cette époque, même en faveur de quelques Danois (2) (v. 79- 153). Il raconte ensuite comment la ville opprimée, qui avait non seulement à souffrir du glaive, mais encore de la peste, envoya le comte Odon à l'empereur pour le prier de venir à son secours. Odon s'acquitta aussi heureusement de son message : accompagné de trois escadrons armés, il revint à la