‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 89 sur 311 · Cum prudens sis et prudentis nomen hérédités · texte numérisé non relu

Cum prudens sis et prudentis nomen hérédités

4. Ainsi que l'a déjà démontré Y Histoire littér. de\la France, T. VI, p. 538.

[151-152.] NOTKEU. NOTATIO. — LKTTUES lli|

communication comme toute conridenlielle etne veut pas (jue son nom paraisse.. Malgré cola, elle est pour nous d'un haut intérêt. On peut y reconnaître l'étendue et le genre des études de Notker(l) et de celles de son monastère; elle permet encore de se faire une idée de la bibliolhèque de Saint-Gall, dont il eut lui-même longtemps la direction.

Notker est aussi^ très probablement, Fauteur de ces kltre<> qui nous sont parvenues dans le formulaire de l'évêque Salomon dont il est question ci-dessus (2) ; ces lettres sont adressées à Salomon et à son frère Waldo, alors qu'ils étaient encore élèves. Il est d'autant plus probable que c'est lui qui en est l'auteur, que la Notatio se trouve dans le même livre (3). Deux de ces lettres contiennent de longs renseignements cl ressemblent fort à de petites dissertations : l'une (no 29), sur l'origine et la nécessité de la tonsure; l'autre (n'^44), sur los obligations d'un évêque pendant la semaine sainte. Dans deux autres de ces lettres, l'autour exhorte les frères à acquérir beaucoup de connaissances et même à écrire en prose et envers.

Quelques concessions que l'on doive faire au style épistolaire, ces lettres de Nother montrent néanmoins, plus encore que ses poèmes, la décadence de la culture littéraire, même dans un de ces asiles où les lettres étaient plus cultivées qu'on tout autre endroit de la Germanie. La faute pourrait bien toutefois être mise un peu sur le compte de la personnalité de ce « magister ».

Ekkehart IV nous a fait un portrait attrayant de Notker et de son amabilité personnelle (4). C'était un vrai savant à la

1. Nous apprenons par un passage (p. 66)queNolker ne connaissait point la langue grecque, vu qu'il demande là une traduction des explications de la Bible d'Origène.

2. N» 29. p. 33. No 42, p. 50. N« 44, p. 55. N" 47, p. 61, et n« 48, p. 02. 3.. L'objection qui consiste à dire que Notker n'avait que quelques vingt

ans de plus que Salomon n'est d'aucun poids, alors même qu'on parviendrait à l'asseoir solidement. La première des lettres citées ci-dessus et dans laquelle l'auteur se nomme halhus et scmiblaterator parle en faveur de Notker, non seulement par ces deux expressions seules, mais plus encore par les liens de parenté qu'il y a entre son début et celui de la Notatio. Au reste, les deux lettres citées dans le texte ci-dessus me paraissent postérieures aux autres.

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