‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 91 sur 311 · V. Ekkehart IV, l. c, c · texte numérisé non relu

V. Ekkehart IV, l. c, c

[153.] LES POÈTES DE SALNT-GALL *. WALDRAM 103

son amour particulier pour la rime (1). Tels sont, par exemple, deux poèmes de bienvenue adressés à Charles lll, lors(pi"il visita le monastèrequ'il chérissait tout particulièrement : l'un, en distiques, dans lequel Fhexamètre et le pentamètre ont presque partout la rime léonine, respire encore la grandeur passée de l'Empire, ce qui contraste entièrement avec la vérité; l'autre est composé en strophes saphiques. Nous avons encore de lui un poème de condoléances ach-essé àSalomon 111, évêque de Constance, à l'occasion de la mort de son frère Waldo (906) ; il est écrit en vers élégiaques, et ne se compose guère que de longues citations empruntées au poème de condoléances de Fortunat à Chilpéric, et de citations plus courtes de l'élégie de ce môme Fortunat en souvenir de Galswinthe (2), et du premier « Carmen » de la Consolation, de Boëce. Les distiques qui lui appartiennent en propre sont rimes comme ceux dont il est parlé ci-dessus. Les deux poèmes en vers hexamètres qui, dans le manuscrit, viennent après ceux-là, doivent être mis sur le compte de Waldram avec d'autant plus de probabilité que la rime léonine s'y montre aussi partout. Le premier ne comprend que neuf vers, dont les deux derniers, il est vrai, ne sont point rimes : dans l'avant-dernier, il n'y a du moins qu^une rime de voyelles. Ce petit poème est remarquable par son caractère entièrement populaire : on le prendrait volontiers pour la reproduction d'une chanson populaire allemande (3). L'autre poème est plus long; c'est un dialogue entre le poète et la muse Euterpe. La pensée dominante est la même que dans le précédent : c'est toujours, chez le

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