‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 96 sur 311 · HARTMANN 1 0<J · texte numérisé non relu

HARTMANN 1 0<J

Tiiggen, en amont du lac do Zurich. Chassés de cet endroit, ils furent accueillis, à Arbo, sur le lac de Constance, par un prêtre du nom de Willimar. Ensuite, Columban s'établit avec les siens, à Bregenz ; mais l'assassinat de deux de ses frères le força d'aller en Italie. Gallus tomba malade et fut obligé de rester en route ; Columban, ne voyant qu*une feinte dans cette maladie, se mit en colère et lui ordonna de ne pas dire la messe aussi longtemps qu'il le saurait en vie. Après s'être rétabli chez Willimar, Gallus, sous la conduite du diacre Hiltibald, chercha un désert; mais, pris dans des ronces, il tomba à terre, et vit là un signe de la Providence de s'établir en ce lieu (str. 8). Ce chant raconte ensuite comment le saint défriche ce terrain en compagnie d'un ours qui lui prête son assistance. Il guérit la hlle du duc qui est possédée du démon; le peuple et le clergé le réclament pour évêque (de Constance), mais il fait obtenir cette dignité à son élève Jean. Une vision lui montre ensuite l'ascension de Columban au ciel, et par là se trouve levée la défense qu'il lui avait faite de célébrer le saint sacrifice. Le poète fait allusion à deux de ses miracles ; après quoi, il raconte sa mort. Il était allé à Arbon pour la fête de saint Michel : il y tomba malade et y mourut. Les chevaux qui portaient la bière à Saint-Gall trouvèrent d'euxmêmes le chemin. Ce chant se termine en s'adressant d'une manière toute poétique à Févêque Jean qui, les yeux pleins de larmes, accompagne le corps de Tami, et en l'assurant que Gallus vit et que nul n'est plus heureux que lui.

Hartmann (1), à qui sa grande piété et son érudition avaient attiré une grande vénération dans le monastère, succéda à Salomon comme abbé : il n'eut cependant cette dignité que durant deux ans, vu qu'il mourut en 924 ou 925 (2). Il montra un intérêt tout particulier pour le chant ecclésiastique, car il avait le plus grand soin, d'après Ekkehart IV, de faire enseigner l'antiphonaire de saint Grégoire et chanter les mélodies d'après l'usage romain (3). Il composa Ini-même des

1. Dümmler, Bcnkm., p. 256; et N. A., p. 556.— Schubiger, p. 6i.

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