‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 184 sur 382 · Cf. aussi Ampère, I, p. 316 sq · texte numérisé non relu

Cf. aussi Ampère, I, p. 316 sq

2. C. 15. Un moine possédé et se disant plus saint que saint Martin luimême, dit à ce dernier : « Martinum vero et a principio, quod ipse diffteri non potest, militiae artibus sorduisse, et nunc per insanes superslitiones et fantasmata visionum ridicule prorsus inter deïirementa senuisse. » On voit par cette critique combien le saint lui-même a contribué dans sa vieillesse à ces histoires miraculeuses qu'on racontait de lui. On reconnait encore ioi combien ce livre de Sévère est instructif pour connaître l'origine des légendes en général.

3, Pauli Orosii presbyteri hispans adversus paganos historiarum l, VII

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et même jusque dans les temps modernes, il jouit de la plus grande autorité et exerça une influence extraordinaire. En la personne d'Orose nous voyons représentée une autre province de l'Occident : il était Espagnol, et prêtre de la Lusitanie,

En 414, tout jeune encore, il faisait un voyage : par une dis-

position du ciel, comme il le croit (1), il arriva en Afrique, auprès de saint Augustin. Il lui demanda conseil sur plusieurs questions dogmatiques que le priscillianisme, toujours vivace en Espagne, avait mises en avant, et surtout sur l’origine de l’âme. Il adressa donc à saint Augustin son Commdnitorium, auquel le saint évêque répondit par le livre Contra Priscilhanistas et Origenistas. Mais afin de le mieux armer encore pour le combat contre les erreurs de sa patrie, saint Augustin l'envoya auprès de saint Jérôme. Orose, arrivé en Palestine, soutint saint Jérôme dans sa lutte contre les Pélagiens et écrivit à cette occasion un livre intitulé : Liber apologeticus contra Pelagium, de arbitri libertate. En 416, il retourna en Afrique, avec l'intention de se rendre de là dans sa patrie. Il ne put arriver qu'à Minorque: les guerres d'Espagne de cette époque le forcèrent à retourner en Afrique. C’est là qu'à l'instigation de saint Augustin il composa son ouvrage historique, en 417 et 418 (2). C'est tout ce que nous savons sur sa vie.

ad fidem mss. adjutis integris notis Fabricit etc. recens suisque animad. vers. illustr. Havercamp., Leyde, 1367, in-4. — De summa Providentia res humanas administrante quid senserint prioris ÆÉcclesiae scriptores et quae fuerit apud eos ejus doctrinae forma et incrementum, thèse de doctorat, par Saint-René Taillandier. Paris, 1843. — Pauli Orosii historiarum ad usum paganor libri VII; accedit eiusdem liber apologeticus ; recens. et commentarium crit. instr. Zangemeister. Vienne, 1882. (Corp. script. eccles., vol, V). — Moerner, De Orosii vita ejusque histor. l. VII. Berlin, 1844. — Sauvage, DeOrosio (thèse de doctoratès-lettres). Paris, 1874.

1. V. Commonitor. — C'est-à-dire qu'il n’avait pas l'intention de se rendre auprès de saint Augustin. Il r'est pas sûr, ainsi qu'on l'admet d'après son Histoire (1. HI, c. 20), qu'il eût entrepris ce voyage pour fuir les Barbares.

2. Il ne l'avait pas commencé avant son voyage en Palestine; ce que pense Moerner. Un passage de Ja dédicace à saint Augustin montre que ce dernier l’avait engagé à entreprendre ce travail : « (Praeceperas) maxime cum reverentiam tuam, perficiendo adversus nos ipsos paganos undecimo libro inéistentem (quorum jam decem orientes radii, mox ut de specula ecclesiasticae claritatis eleti sunt, toto orbe fulserunt) levi opusculo occupari non oporteret. » Saint Augustin était donc occupé au onzième livre de sa Cité «le Dieu et dix étaient déjà publiés lorsque Orose reçut, ou accepta du moins,

(324-5.] LES Vil LIVRES DES HISTOIRES

L'ouvrage d'Orose devait en premier lieu former un plément au livre troisième de la Cité de Dieu. Poussé p blement par le peuple chrétien, saint Augustin désirait paraître ce supplément; mais le temps lui manquait pr mettre la main lui-même. Dans ce livre, ainsi que nous l': vu plus haut, saint Augustin veut montrer que les Roma leur empire n'ont pas été moins affligés, avant qu’api christianisme et surtout de son temps, par des maux mat et principalement par ceux que la guerre traîne à sa suil n’est donc pas, par conséquent, l'avènement du christiar et l'abandon du culte païen qui ont amené ces fléaux. dans son livre, on comprend que saint Augustin devait s treindre à fournir seulement quelques-uns des faits hi ques les plus importants pour prouver son affirmation. I rait voir ce sujet traité ir extenso dans un ouvrage spéci s’appuierait sur les faits historiques de toutes les époque Il le désirait d'autant plus que c'était précisément « proche fait au christianisme qui lui avait inspiré l'idée d’

cette provocation. A l'époque du voyage d'Orose en Palestine, au co! saint Augustin avait terminé tout au plus cinq livres de la Cité de ainsi que le montrent clcirement, comparés ensemble, deux passage: lettre (169, $ 1 et 843). À cela s'ajoute le rôle du. nombre sept dar vrage d'Orose, même dans la disposition de cet ouvrage, et ce n° dans le livre onzième (e. 34) de la Cité de Dieu que saint Augustir de la signification de ce nombre. Il est, de plus, difficile d'admettre Orose avait commencé son travail après sa première arrivée en Aft l'eût interrompu par un long voyage, et, en outre, que saint Augu eût donné ce conseil. — 11 fut terminé en 418, d'après les dates fourt Orose lui-même (les voir dans Moerner, p. 82). Il n'y a pas de raiso sible pour admettre que ces dales soient erronées. Du moins, d'a] genre de la composition de tout cet ouvrage, on ne peut alléguer ce son, qu'Orose termine son histoire en effet par l'année 417, et phrase seule : « Itaque nunc quotidie apud Hispanias geri bellum se rapporte à l'an 418, car, en aucun cas, ces combats ne cessèrent cetle année-là. Le passage du 1. VII, c. 41 « nunc per biennium Moerner cite à l'appui, ne prouve rien, vu que celle date est général tôt trop courte que trop longue d’après la tendance du passage lui-m: qu'on n’a pas besoin de faire correspondre les calculs au début de 1 1. Iles! dit, dans IR dédicace du livre à saint Augustin : « Praer ergo, ut ex omnibus, qui haberi ad praesens possunt, historiarum annelium fastis quaecumque aut bellis gravia, aut corrupta morb fame tristia, aut terrarum motibus lerribilia, aut inundationibus at insolita, aut eruptionibus ignium metuenda, out ictibus fulminum plt

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