‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 200 sur 382 · C'est exactement ce que fait Juvencus lui-même · texte numérisé non relu

C'est exactement ce que fait Juvencus lui-même

4. Si, à l'origine, il n'avait eu que quatre livres (ai mettre d'après le passage de la dédicace cité plus hau il faut alors que le premier el le deuxième n'en aient dans ce cas, aurait eu le double du volume des a Adam, la fin du premier livre élablit une connexion le début du deuxième.

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rose pleine de douceur, surgit des buissons couverts d’épines. Là-dessus, il raconte d'abord en abrégé les événements les plus remarquables de la vie du Sauveur jusqu’au premier des miracles qu'il opère, et il base son récit sur les Evangiles et principalement sur celui de saint Matthieu ; ce sont : la conception, la naissance (il en prend occasion pour célébrer la beauté du Christ, en se basant sur le fiancé du Cantique des cantiques, v. 50 sq.), l'adoralion des bergers et des mages, le massacre des saints Innocents, l'apparition du Christ au Temple à l’âge de douze ans, son baptème, la tentation de la part du démon, la vocation des Apôtres. Ce récit nous conduit jusqu’au vers 230. Cette partie est peut-être la meilleure de tout l'ouvrage, car elle se distingue par une grande vivacité et par le mouvement du récit qui ne cesse de séduire le lecteur. Le poète y rattache encore une explication de l’Oraison dominicale. — Le livre troisième (trois cent trente-neuf hexamètres) fait le récit des miracles du Sauveur et débute par le premier, celui qui eut lieu aux noces de Cana; viennent ensuite ceux que relate saint Matthieu, depuis le ch. 8 jusqu’au ch. 17; enfin, chose étonnante, le tout se termine par la question que les disciples adressent au Sauveur, afin de savoir lequel d’entre eux sera le premier dans le royaume céleste, et par la réponse que Jésus- Christ fait à cette question. (S. Matth., c. 18, init.) — Le quatrième livre (trois cent huit hexamètres) débute avec le retour du Christ de la Galilée en Judée, à travers le Jourdain (S. Matth., ©. 19, v. 1 s.), après quoi, le poète, dans son exposé des miracles, suit encore le récit de saint Matthieu jusqu'au ch. 21 (en omettant toutefois l'entrée triomphale à Jérusalem) ; làdessus, il emprunte les miracles qui ne se trouvent pas dans saint Matthieu, aux autres Évangélistes, à saint Luc d’abord et ensuite à saint Jean. Il arrive ainsi à l’entrée dans la ville de Jérusalem, qu'il raconte à la fin du livre après avoir fail le récit de la résurrection de Lazare. — Le cinquième livre (quatre cent trente-sept hexamètres), pour lequel le poète suit d'abord spécialement le récit de saint Jean (c. 12 s.), nous offre le tableau de la passion, de la mort, de la résurrection, des appa-

ritions ct de l'ascension de Jésus-Christ, et l'ouvrage se ter- 1 26

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