Ezéch., ce
dis (1). La conclusion de ce livre n’est en partie qu’une reproduction de la conclusion du premier. Mais l'idée de ce livre, idée qui relie le récit au grand ouvrage, est la suivante : la grâce de Dieu exige que nous lui donnions un amour sans réserve, se manifestant dans une foi inébranlable, dans une ferme confiance en lui : ce sont là les arrhes d'un bonheur, terrestre c'est possible, mais immanquablement céleste.
Le poète cherche donc, dans tout son ouvrage, à se consoler de sa position désespérée, et ce n’est que sa personnalité qui donne à l'ouvrage une pleine et entière unité. Le lyrisme mêlé à un récit didactique donnait à ces vers un caractère tout spécial; c’est dans les débuts et les finales des livres, où le poète apostrophe la divinité, que ce lyrisme se manifeste dans toute sa pureté. Mais le gros public de cette époque devait avoir peu d'intelligence et trouver peu d'intérêt pour ce genre d'originalité; on ne saurait nier d'autre part que dans cette poésie on ne perde souvent de vue le fil de la narration qui s'égare dans des digressions et des épisodes, notamment au livre deuxième; de plus, les doléances, les prières du poète, reproduites parfois presque littéralement, finissent par fatiguer le lecteur. La publication à part de l’histoire de la création du monde et de la chute des premiers parents s'explique par là d’une manÿère toute naturelle; on y avait joint, il est vrai, la finale toute subjective, en sorte que cet Hexaméron comprenait le premier livre tout entier, à partir du vers 116. Cette publication avait eu lieu avant l’époque de saint Isidore, qui ne connaît de Dracontius qu’un Hexaëmeron creationis mundh, composé en vers héroïques (2). Sur le désir de Chindaswinth, roi des Visigoths (642-49), Eugène IT, évèque de Tolède et littérateur infatigable, comme nous le verrons plus loin, publia, vers l'an 40 du vir siècle, une nouvelle édition de cet ouvrage qu’il fit suivre de celui qui porte pour titre satisfac-
4. Ce passage montre bien que l'ouvrage prenait fin à cet endroit ; il ne laisse pas supposer que d’autres livres soient perdus. Il nous rappelle la conclusion de l’Hamartigenia, avec cette différence toutefois que Prudence est plus humble dans sa demande.
2. De vir illustr., ce. 2h : « Dracontius composuit heroicis versibus Hexaëmeron creationis mundi, et luculenter quod composuit scripsit. »
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to; c'est dans la préface de l'éditeur que no renseignements (1). Cette édition reproduit le: tronqués, car Eugène lui-même soumit l’élégi non seulement esthétique, mais même théolog même à une correction conforme à la politique elle se répandit seule, à ce qu'il paraît, bi l'avait fait la première, en sorte que c’est surt ces œuvres de Dracontius sont passées aux nes (3). Ce n’est qu'après la découverte du ma can, qu'Arévalo en a restitué le texte dans u velle.
1. Dracontii Hexaëmeron ab Eugenio II, episc. To ejusdemque elegia, ele., denuo ed. ac notis illustr. J.B.
2. C'est ce qu'il indique lui-même dans la préface : « libellos, multis videns erroribus involutos... subcorrexi deramine custodito, quo superflua demerem, semiplen constabilirem et erebro repelila mutarem, » etc, Par | entend à coup sûr l'Hexameron et l'élégie; mais la com en faire avec l'édition d'Arévalo montre, suivant la rem lui-même, que ces promesses d'Eugène ne se rapportent : gie : le texte de l'Heraméronne présente que peu de importance ; sans compler qu'il ne commence qu'au v. À il ne manque que quatre vers du dernier livre, Dans l Eugène & omis beaucoup de vers, la plupart sans doute fui; mais il en omel quelques-uns aussi par prudenct ont trait aux rois des Vandales, et qu'il omet par des tiques, ainsi que le croit Arévalo, vu que la louange n'était pas de nature à plaire au roi catholique des Visig ils avaient eu à combattre autrefois ; il est enfin égalem ait omis faute de les comprendre. Sa conscience d'évêqu des passages scabreux et ajouter en retour quelques ve bien montré Arévalo, à la page 92 et sq. de ses Prolégo
3. C'est sûrement le cas pour l'élégie éditée d’abord pi l'Hexaméron, au contraire, on est encore à se demandt tion de Morel, base de toutes celles qui la suivirent jusq valo, Prolegg., p. 46), repose sur celle d'Eugène, qui 4 venue dans un manuscrit incomplet, ou bien sur un au
(376-7.] ALCIMUS ECDIDIUS AVITUS