Tranquillo nymphae deCurrite fluminis ortV
Hic proba flagranti sVecedite numina FœbO.
Cela se reproduit encore dans dix vers et donne ce résultat : « Thrasamundus (pour le commencement des vers), cuncta innovat (pour le milieu), vola serenans (pour la fin). »
[41] FÉLIX. LUXORIUS ‘ 459
ques (quarante vers, ne 254), adressée à un certain « Primiscriniarius » Victorinianus, pour le prier de vouloir bien être s divinité (numen); de mème qu'autrefois les affligés trouvaier une consolation dans les temples de Phébus, ainsi puisse-têtre pour luiun « Apollon clément » et mettre fin à seschagrins ce n’est point une position éminente dans l'État qu'il sollicite mais un bénéfice ecclésiastique qui lui permette de se releve de sa ruine. C’est ainsi que la cléricature devint alors déjà u lieu de refuge pour les personnes de distinction (viri clarissim qui avaient perdu leur fortune; ce procédé n’a rien qui puiss étonner dans l'empire des Vandales.
Mais le plus fécond de tous ces poètes, celui qui peut-êtr édita l’anthologie qui contient de lui tout un livre de poème de jeunesse, est Luxorius (1). C'était un homme du mêm rang et de la même pauvreté que Félix. Il florissait déjà sou Hildéric et Gélimer. Les poèmes de jeunesse qu’il dédia a grammairien Faustus, son ami, en les plaçant sous sa prote: tion, sont des épigrammes (quatre-vingt-neuf) sur le modèl de Martial en grande partie, et la plupart en vers distiques o hendécasyllabiques, comme dans le poète espagnol (2). Elle sont, en majeure partie, d'une naturesatirique, mais aussipar vres d'esprit (5) queriches d'inconvenances. Les détails relati: à l’histoire de la civilisation y sont bien clairsemés. Parmi le épigrammes qui ne sont pas satiriques, il y en a deux qui or pour nous un intérêt tout particulier. L'une est une épitaph (n° 345), en hexamètres, à l'adresse d’une petite-fille de O: gees (Euagees), frère de Hoamer et cousin de Hlildéric (4), le quelle était morte à l'âge de quatre ans. Cette compositio respire un esprit tout chrétien, et cet esprit a ici une expres sion si vraie, si sincère, si tendre même, qu'elle ne me laiss pas le moindre doute sur le christianisme de l'auteur lu
4. Schubert, Quaestiones de anthologia Codicis Salmasiani (Dissert: tion), Leipzig, 1874. Il traite spécialement de Luxorius.
2. Parmiles autres mètres, c'est le vers asclépiade qui revient le plus s0 vent.