PROSPER TIRO
scientifique que pouvait avoir pour l'avenir l'apparition d'une comète était au-dessus des connaissances de cette époque. L'ouvrage de Prosper est également plus pauvre en ce qui concerne les notices relatives aux productions littéraires, et cette circonstance donna lieu à des interpolations. Mais il sut rester fidèle à la tendance universelle, tout en favorisant un peu plus la Gaule que les autres pays.
Nous possédons, sous le nom de Prosper et de la même époque, une autre chronique qui n'est, elle, qu’une continuation de celle de saint Jérôme et qui s'étend jusqu’à l'année 455; elle suit la chronologie des empereurs, et on l'appelle Chronicon imperiale, par opposition à l'ouvrage dont nous venons de parler, lequel est connu sous le nom de Chronicon consulare. On a donné à l’auteur (4) de cette chronique impériale le nom distinctif de PROSPER Tino, afin de pouvoir les distinguer
June de l’autre, quoique ce nom d'auteur se trouve précisément dans les manuscrits de la Chronique consulaire. Toutes ces dénominations ont une origine moderne et sont postérieures à la découverte et à la publication de la chronique, par Pithoeus, en 1588. Que l’une et l’autre ne soient pas l'œuvre de la même plume, c’est un fait trop évident pour que nous essayons de le prouver (2). On se hâta d'attribuer à Prosper le : Chronicon imperiale, uniquement parce qu'il concorde, mot pour mot, au commencement et à la fin, avec le CAronicon consulare. Quant aux autres parties, elles sont essentiellement différentes soit pour le fond, soit pour l'ordonnance, soit même pour le style. Si le sentiment de l’ordre chronologique était étranger à Prosper, ainsi que le prétend Mommsen, il est au moins vrai de dire que le classement des événements est moins