‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 245 sur 382 · Orientale tantum secutus imperium · texte numérisé non relu

Orientale tantum secutus imperium

aux événements de l'Occident. L'auteur place toujours son point de départ à Constantinople ; cette ville est, pour lui, comme le centre du monde: il fait remarquer, par exemple, à quelle époque les empereurs rentrent à Byzance; il décrit des faits qui n'’intéressent que cette cité et donne des détails insignifiants, des anecdotes mêmes (1), relatifs à la cour de Byzance. Les notices littéraires sont rares dans la Chronique de Marcellinus, mais les phénomènes de la nature y occupent une plus large place; on est même étonné du grand nombre de tremblements deterre dont il y fait mention. Dans cette classe de notices, il montre parfois un esprit superstitieux qui va de pair avec une sévère orthodoxie : il ne pouvait guère en être autrement d'un favori de Justinien. Par rapport au genre de composition de ses Notices, que l’auteur classe d’après les Indictions et les consuls, il faut observer que, dans les dernières parties de la chronique, il devientsouvent très prodigue de détails, en sorte que dans ces passages le style de la chronique semble disparaître, phénomène qu’on peut aussi remarquer çà et là dans Idacius; il faut observer de plus qu'il ne so fait aucun scrupule de transcrire littéralement une source; la manière dont il a utilisé Orose (2), auquel vers la fin de son ouvrage il emprunte de préférence les documents qui concernent l'Occident, le prouve suffisamment (3).

J'aurais encore à mentionner un ouvrage de ce genre et qui appartient à la même époque; c'est la chronique de Cassiodore; mais je préfère n’en parler que plus tard, quand je ferai connaître, dans son ensemble, l’activité littéraire de cet auteur universel.

4. Roncallius (p. 294) rapporte celle du médecin ordinaire, laquelle est tout un événement dans les questions d’étiquette, et qui, de plus, est très caractéristique pour Byzance.

2. Orose est également une des sources principeles d'Idacius.

3. Roesler l'a démontré, p. 164, 173, 177. Cassiodore mentionne un autre ouvrage de Marcellinus, lequel n’est pas parvenu jusqu'à nous, V. plus loin les Institutions de Cassiodore.

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