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en avaient mis à la renier. Saint Cyprien combat avec énergie ces mesures relâächées et ordonne une pénitence sévère. C'est alors qu'il écrivit son livre De lapsis. Bientôt éclatèrent des querelles entre l'Église africaine et le pape Étienne sur la question du baptème des hérétiques. A cela vint s'ajouter encore, en 253, une peste terrible qui ravagea l'empire romain et principalement l'Afrique. Enfin, après tant de soucis et de troubles, commença, en 257, une nouvelle persécution, sous Valérien. L'année suivante marqua le terme de la vie et des fonctions du saint Évèque. Il eut la gloire, souvent célébrée, mais principalement chantée par Prudence (1), d'avoir été le premier évêque d'Afrique à souffrir le martyre : En 258, il fut décapité à Carthage. | Saint Jérôme rapporte que saint Cyprien, en parlant de Tertullien dont il faisait sa lecture quotidienne, se servait habituellement de l'expression de Maître, Magister (2). Ce terme caractérise admirablement le rapport des deux écrivains. Les écrits de saint Cyprien montrent, en effet, que Tertullien lui a indiqué la voie, qu'il a été son maître et son professeur. Non seulement son influence littéraire a des proportions identiques et permettrait de répartir ses ouvrages dans les trois mêmes classes; non seulement plusieurs d'entre eux traitent de matières tout à fait semblables ou offrant du moins des liens de parenté avec celles dont s'occupe Tertullien, car saint Cyprien lui emprunte les pensées, les expressions et les tournures dans son écrit De oratione dominica ou dans le De habitu virginum ; mais encore il y en a qui ne sont presque qu’une copie, voisine du plagiat, des écrits de Tertullien : tel est l'écrit De bono patientiæ qui, plus que tout autre, nous montre la dépendance étroite de saint Cyprien avec Tertullien (3). Le livre De idolorum vantitate a aussi le